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[Bloganniversaire 6 ans] La Belle & la Racaille tome 1 ❤

4 mois et 4 articles plus tard, ressemblant pour l’individu tenant ce blog à quatre longues années dans le désert, je suis de retour pour fêter les 6 ans de ce charmant et coquet lieu de lecture (prenez un masque avec toute cette poussière, on n’est jamais trop prudents).

Je n’ai pas réussi à tenir la promesse que je m’étais faite, c’est à dire publier un article par mois, mais j’ai finalisé plusieurs édits autant occidentaux que asiatiques et écrit deux histoires pour un duo de la saison 2 de Informa. 

Échec également en ce qui concerne un yorudora, il n’a pas encore été traduit, j’attends patiemment pour tenter de me remettre en selle. Ce n’est pas faute de manquer d’idées (Gannibal 2, you’ll be missed) mais ma concentration plus le travail à ce moment-là, n’ont pas aidé alors j’ai décidé de faire des efforts au quotidien pour les romans et les mangas.

Interagissant peu avec vos blogs, j’aimerais être plus dynamique comme au moment du Calendrier de l’Avent. Je note bien vos recommandations en tout genre 💗.

Un autre souhait que j’avais était de parler de mes achats mangas mais je pense que ce sera pour la fin de l’année, je ne peux pas promettre. Alors je me suis dit que pour les 6 ans de ce blog et les 14 années de visionnage de dramas, je parlerai d’un manga en particulier puisque ça fait presque vingt ans (depuis mes six ou huit ans ? Aucune idée) que j’en dévore sans modération ! Peut être que ça vous donnera envie ~ 

Encore merci de me suivre !

Asada Meiko de l’asadora Anpan (jouée Par Hara Nanoka) 🇯🇵


Un titre aussi accrocheur que le sourire de Kanzaki

J’adore quand chaque pays apporte sa touche personnelle pour le titre de l’œuvre concernée. Si je n’avais pas été sur twitter, j’aurais sûrement pensé à un couple formé d’une femme et d’un homme. Une déception auxquelles on a heureusement échappé, vu le cachet et l’impact de la couverture.

La Belle et Racaille, de quoi ça cause ?

Une sukeban avec une mauvaise réputation, Atsuko, effraie quotidiennement ses camarades. 

Néanmoins, cela n’empêche pas la nouvelle de sa classe, Kanzaki, de la coller tous les jours.

Que lui veut t’elle donc ?

C’est un yuri ancré dans les années 80 (j’utilise ce terme car dans ce genre il faut lire entre les lignes, à travers les gestes et les regards, tout ne nous est pas indiqué comme la sexualité des héroïnes) et seinen. Les seinen ont pour cible les jeunes hommes mais ça ne veut pas dire qu’il y a un cadenas sur ces mangas qui brûlera tout non-concerné.

Les femmes peuvent créer des seinen et les lire.

Je trouve que c’est un joli pied de nez cette publication. Les sukeban (gangs féminins nés dans les années 60) dans ce registre ont été hypersexualisées par le biais, notamment, de la pop culture et ont perdu leurs libertés acquises durement après la Seconde Guerre Mondiale. Pire encore : oubliées de l’Histoire alors que leur nombre était supérieur à ceux des yakuza. Ce qui est encore plus injuste car elles sont issues de la classe ouvrière.

[Les sukeban ont été un des premiers exemples de femmes que je voyais dans les médias japonais : Majisuka Gakuen qui a changé à jamais la destinée de mon lobe frontal, avec ses lycéennes capables de tuer littéralement, et Kyoko Honda dans Fruits Baskets. Également les films Sukeban Deka mais je les regardais sans comprendre, à retenter avant de les juger !

Hot Road m’a marqué dans le sens où les petites amies à l’arrière des motos sont passives et objectifiées comme des trophées. Seule la copine du chef avait de l’influence et pouvait agir dans l’intérêt du gang.

Un drama ou film sur les gangs féminins de motos dans les années concernées ou dans notre époque actuelle, celles qui décident de ne plus se contenter de la place de passager, serait très appréciable.

Pensée émue et reconnaissante pour Mishima Kayo, interprétée par Sakai Wakana, dans le drama queer Smells like Green Spirit].

Mais ici, c’est un regard féminin qui est porté sur Atsuko et Kanzaki, les codes sont respectés (jupes longues, comportements ‘’réservé” aux hommes, la loyauté qui rend d’ailleurs un troisième personnage très intéressant, pas d’objectification) et montrés sous un nouveau jour.

Deux héroïnes aux antipodes

Atsuko, une sukeban traînant une réputation exagérée de tueuse mais avec un comportement de tsundere râleuse (j’adore quand les voyous sont incompris).

Cheveux décolorés, jupe longue, maquillage léger, bagarreuse et dotée d’une grande morale, fait l’école buissonnière mais apprécie étrangement les cours de cuisine au sein du lycée.

Kanzaki, une nouvelle dans la classe de Atsuko, est un petit soleil débordant de joie et d’énergie. Vive, farfelue et chaotique, elle ne correspond pas à l’image d’une lycéenne innocente et naïve qu’on pourrait penser au premier abord. Elle aime partager un passe temps bien curieux // le choupi day est la meilleure invention qui existe // avec Atsuko, ce qui ravit secrètement notre rebelle, faisant semblant d’être embêtée par ce petit soleil.

Un lien unique, des situations hilarantes, des retrouvailles toujours très attendues… 

Est-ce que des sentiments d’une autre nature que amicaux seraient en train de naître chez ces deux jeunes filles ?

L’amour d’une femme pour une autre n’est pas identifié dans les dictionnaires, toutefois, cela n’empêche pas qu’il est bien réel et envisageable. Cela paraît impossible pour le moment mais ce mot existe, elle pourrait bien le trouver avec l’aide de Kanzaki.

D’ailleurs, Kanzaki ne se pose même pas la question ‘’ah c’est une fille !”, elle a simplement peur de ne pas être à la hauteur, ce qui l’a préoccupe beaucoup.

Il leur est difficile de poser des mots sur ce qu’elles ressentent au contact de l’autre mais une chose est sûre : elles ne sont pas dépourvues de sentiments et indifférentes envers l’autre ! Toutes les émotions y passent et les chamboulent complètement à chaque nouvelle interaction.

Elles se balancent des propos mignons à la figure tout en pensant qu’elles se font peut-être mutuellement du mal … À ça de créer un fanclub pour les encourager !!

Gouzi-Gouziii !

A l’image de Kanzaki et de Atsuko, on sent le dynamisme des dessins, l’impulsivité et la passion des jeunes qui sont littéralement enflammés. J’étais littéralement éblouie tant il s’en dégageait de lumière, une agréable surprise avec ce style, le découpage des cases, les chapitres s’enchaînant de façon très fluide et le timing comique des personnages.

Un autre détail illumine ce manga, qui n’est autre que la traduction. En ce qui concerne le passe-temps de Kanzaki, le choix des mots était crucial et je suis absolument fan des choix de Blanche Delaborde !

Dramaland a appellé ?

Non, il n’y a pas eu d’annonces pour une adaptation animée, dramatesque ou filmesque. Mais celle-ci pourrait être complète si c’était le cas puisque le manga est fini au Japon, au contraire d’œuvres comme Futari Monologue.

Mon rêve ultime, ce serait Imada Mio pour jouer Atsuko mais elle est trop petite (Atsuko fait au moins une tête de plus que Kanzaki), dommage la malédiction aurait pu être brisée. J’ai pensé à plein de combinaisons possible avec des tranches d’âges variées (mais le duo devrait avoir peu d’écart), en fonction de leur taille, de leur jeu bien évidemment et si elles avait déjà eu un rôle lesbien/saphique.

Par exemple, Irei Himena et Hattori Misaki remplissaient ces critères : un rôle saphique pour la première, 1m55 et 1m73, ont joué toutes les deux dans Evol, une alchimie évidente en photos…

Mais mon cœur penchait aussi pour Kumada Rinka (1m64) et Touma Ami (1m60).

Quand on fait parti d’un gang ou que l’on est une sukeban tout court, l’objectification et l’image innocente sont brisées net. Je serais curieuse de voir, si cette fois, Kumada Rinka pourrait se donner à fond avec ce type de personnages.

Kumada Rinka dans DOPE (2025) 🇯🇵

Et pour Touma Ami, elle a déjà eu un rôle saphique, pleure super bien mais peut elle être farfelue et chaotique sans surjouer ?

Touma Ami dans Chihayafuru Meguri (2025) 🇯🇵


Sur ce, peut-être une future bonne lecture ?! BOOOOM !!!

Saionji Itsuki (Matsumoto Wakana) et Kusumi Ruka (Kurata Ema) dans Saionji-san wa Kaji wo Shinai 🇯🇵


Sources :

Sukeban — Wikipédia

La Belle & La Racaille

Les sukeban, la délinquance des gangs féminins dans le Japon des années 70

Sukeban : les gangs d’écolières japonaises | Shogun Japon

Remembering Japan’s badass 70s schoolgirl gangs | Dazed

Sukeban – Japan’s 70s Delinquent Girl Gangs │Yokogao Magazine

Sukeban Fashion – The Girl Gang Rebellion in School Uniforms │Yokogao Magazine

« Sukeban » : De l’écolière sage à la délinquante armée – Kazoku

Sukeban – The Forgotten Story of Japan’s Girl Gangs — PERSPEX

Comment des gangs d’écolières ont semé la terreur au Japon

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