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Money Game ou une course contre la montre

Résumé

20 ans après la crise financière qui a touché la Corée du sud en 1997, Money Game dépeint le quotidien de ceux qui travaillent au service de l’économie du pays et cela à travers le destin d’une banque qui est au bord de la faillite.
Pour éviter de revivre cette catastrophe humaine et financière, trois personnages vont se battre à leur manière pour sauver l’économie coréenne:

Chae Yi Hun est un fonctionnaire travaillant au service du gouvernement en tant que chef de la politique financière. Il essaie en permanence d’être reconnu pour ses propres capacités. Il a un grand sens de la justice et des connaissances très importantes sur l’économie qui vont lui permettre de s’imposer parmi les puissants.

Heo Jae est le président des finances et anciennement professeur. Obnubilé par l’idée de redresser l’économie du pays et hanté par la crise financière de 1997, son ambition le mènera aux plus hautes strates du pouvoir et il sera prêt à tous les sacrifices pour obtenir ce qu’il désire.

Lee Hye Joon vient d’être affectée au bureau des affaires internationales en tant que nouvelle recrue. Même si elle n’était qu’une enfant lors de la crise, elle se souvient bien des difficultés dont sa famille a souffert. C’est une jeune femme passionnée et intègre n’ayant aucunement l’intention de se laisser faire dans cet univers masculin.

Introduction

Jodie: C’est avec un grand honneur que je signe ma première critique collaborative. Je suis très heureuse de la faire avec Child of Ghibli.

Lorsque j’ai commencé à regarder Money game au moment de sa diffusion, je croyais être la seule. Puis j’ai découvert que Child of Ghibli le suivait également avec beaucoup de passion.

C’est ainsi que nous avons pu faire connaissance. Ce fut le début de nombreux échanges très enthousiastes. Puis cette idée d’association est née afin de promouvoir ce drama qui le mérite. Et c’était aussi une bonne excuse pour échanger encore plus!

Je n’avais pas eu de coup de cœur dramatesque depuis un certain temps. Je commençais à me dire qu’en raison de mon ancienneté à Dramaland, peut-être que je n’arriverais plus à en avoir, que mon niveau d’exigence était devenu trop élevé. Et puis 2020 (qui par ailleurs n’est pas ce qu’on peut appeler une très belle année, c’est le moins qu’on puisse dire, mais au moins on a de bons dramas lol) est arrivé avec 2 bombes, qui ont chacune su me surprendre et surpasser mes attentes dans deux styles très différents : Someday or one day et Money game. Ici je me retiens, je ne vais donc parler que de Money game, et c’est déjà bien assez!

C’est le premier drama à parler d’économie. C’était son argument de vente. Alors je sais que ce n’est pas très vendeur pour la plupart des gens. D’ailleurs, autant passer aux aveux, ce n’est pas un thème qui m’attire franchement de base, et que je peux avoir du mal à bien comprendre (surtout quand c’est en anglais). Donc clairement, vous l’aurez compris, ce n’est pas pour ça que j’ai commencé à le regarder.

Je l’ai commencé pour ma petite chouchoute Shim Eun Kyung, dont je suis la carrière avec plaisir depuis ses débuts. J’ai toujours trouvé qu’elle avait quelque chose de spécial qui la démarquait des autres actrices, et beaucoup de présence à l’écran.

Cette année, elle a enfin fait son retour à Dramaland après une absence de cinq longues années, et ce, pour mon plus grand bonheur. Hourra ! Son dernier drama (Cantabile tomorrow) m’avait laissée sur une impression mitigée (j’ai appris qu’elle-même avait été déçue de sa performance et s’en était excusée, la pauvre). Mais j’attends toujours ses nouveaux projets avec impatience, en fan fidèle que je suis.

J’ai aussi vu qu’il y avait Lee Sung Min au casting, un acteur charismatique dont le talent n’est plus à prouver, que j’apprécie beaucoup.

Je ne connaissais pas encore vraiment Ko Soo (je l’avais vu dans un seul film), mais il me tardait de le découvrir.
En bref, un casting prometteur qui m’a permis de me lancer. Je sais qu’il y a toujours un risque de se lancer dans un drama uniquement pour le casting mais bon que voulez vous on ne se refait pas !

Et un sourire charmant, un!

Child of Ghibli: C’est ma toute première collaboration et je suis ravie de l’avoir rédigée avec Jodie.

Nous en parlions sur nos profils respectifs, et un jour, en cherchant des images du drama, je suis tombée sur son avis. A ce moment là, il y avait encore peu d’avis dans la communauté française, et j’ai donc sauté sur l’occasion pour échanger avec elle. Je pensais que nous en resterions là, mais Jodie m’a envoyé un message pour continuer à discuter de nos impressions sur les épisodes suivants. Après la fin de l’épisode 12, elle m’a demandé si nous pouvions écrire une critique ensemble et j’ai accepté, car j’appréciais ses théories sur la série sans parler du fait que nous étions toutes les deux sous le charme de Money Game.

Et comme Hye Joon, Jodie gère la fougère!

A titre personnel, c’est un drama dont j’ai appris l’existence l’été dernier en suivant le peu d’informations dont je disposais sur la carrière de Shim Eun Kyung. Au début, très peu d’éléments ont filtré, et, courant septembre-octobre, les trois acteurs principaux ont été confirmés (Go Soo, Lee Sung-Min et Shim Eun Kyung) avec le synopsis qui tourne autour du monde de la finance. Il m’a tout de suite plu : on voit plus souvent des dramas avec des avocats que des économistes, et j’ai trouvé ça original comme approche.
Fin décembre jusqu’à la diffusion annoncée le 15 janvier, je n’ai regardé que les trois teasers pour chaque personnage principal, ce qui m’a permis d’éviter d’avoir trop d’attentes (c’est faux, ils n’ont fait qu’accroître mon envie de voir la série).
Les teasers étaient si excellents que j’ai failli craquer et commencer la série le jour même de la diffusion. Mais j’ai résisté et, environ cinq jours plus tard, j’ai débuté le visionnage d’un drama qui allait me bouleverser autant par son thème peu abordé que par son casting iconique et son scénario brillant !

En pensant à la fin de Someday or One Day, je me sentais vide et je pensais que je ne dénicherais rien d’aussi passionnant avant un long moment, 2019 m’ayant peu laissé de souvenirs (bien qu’il y ait eu quelques surprises). Comme Jodie, je ne m’attendais pas à deux dramas aussi exceptionnels pour ce début d’année.
Je tremble en l’écrivant, mais Money Game a réveillé quelque chose chez moi, et je suis heureuse d’être toujours là pour avoir eu la chance de ressentir ce sentiment à nouveau.

Ce quelque chose en question se nomme My Mister, et c’est un drama ressemblant plus qu’on ne le croit à Money Game. Réconfortant, intelligent mais douloureux.
Créés et produits par TvN, ils s’articulent chacun autour de deux thèmes bien précis (l’architecture pour l’un, la finance pour l’autre), l’histoire est prenante, le jeu et l’alchimie sont dingues et ils sont concentrés sur l’humain. J’avais lâché brutalement les dramas pendant quelques mois après My Mister et je regardais ces derniers seulement grâce aux critiques de dramavores, c’est sans doute «ça» qui m’a également sauvée (merci du fond du cœur) avec les fanvidéos.
Je pense que ces deux dramas représentent une lueur d’espoir ayant aidé ces personnages à se relever et qui peut nous le permettre également.

                                                            Impressions générales

J’ai aimé ce drama, il m’a prise aux tripes, je ne m’étais pas attendu à ça. Son écriture est solide. Il a su me surprendre dès le premier épisode, m’emmenant là où je ne m’y attendais pas, avec beaucoup d’intelligence. Et cela s’est passé ainsi tout au long de l’histoire et de son évolution. Bien sûr, à la fin du premier épisode, on peut avoir une idée de comment tout cela va finir (du moins en partie), mais ce fut impossible pour moi de deviner tous les retournements de situation qui nous y mèneraient. Et c’est là que le drama fait fort, dans le déroulement même de son histoire et de son évolution. La fin elle-même m’a particulièrement satisfaite, j’ai aimé comment elle a été amenée, j’ai aimé la fin de tous les personnages. Je n’ai absolument rien à redire là-dessus.

Par contre, autant vous prévenir. Si vous cherchez plutôt des comédies légères ou des romances, passez votre chemin! Ce drama n’est ni drôle ni romantique (enfin presque!). Il se trouve que personnellement j’aime les histoires intenses, et c’est le cas de Money Game.

Ce drama m’a captivée bien qu’il parle d’économie. Lorsqu’une histoire est bien menée, peu importe le thème, tout peut devenir intéressant. Je remercie au passage Child of Ghibli de m’avoir éclaircie sur la taxe Tobin et ses enjeux.

Ma « mission » est donc de vous le recommander, de vous donner envie de le découvrir ou au moins d’attiser votre curiosité.

Finir Money Game, c’est comme sortir d’un rêve qui est pourtant bien réel. Une course contre le temps effrénée laissant pour compte le peuple et privilégiant les puissants. Un drame humain au cœur du monde de l’économie et de la finance, intense et cruel.

Money Game aka un drama où j’ai passé le plus clair de mon temps à m’extasier sur les détails et les regards.

C’est un drama auquel je me suis vite attachée notamment grâce à la première scène qui nous fait entrer dans cet univers froid, mais peuplé d’une variété d’être humains qui sont loin de l’être, rythmé par des chansons prenant tout leur sens. Ce dernier ne laisse aucun répit au spectateur : les plot twists et les coups bas s’enchaînent avec brio, en semant toutefois quelques indices et connexions pour nous (certains personnages liés par des couleurs et leur passé ainsi que les regards).

J’ai été captivée par les discussions autour de l’économie coréenne, et je notais à chaque visionnage le vocabulaire en entreprenant parfois des recherches laborieuses pour comprendre les motivations des personnages. Je ne suis pas économiste ou étudiante dans ce domaine, mais le scénario et les faits abordés sont très réalistes et cohérents, ce qui le rend encore plus passionnant. Ca m’a permis de deviner quelques retournements de situations, sans parler des chansons qui sont de véritables mines d’informations.
Cette série, qu’elle soit un rêve ou un cauchemar, est si forte émotionnellement que j’ai passé le plus clair de mon temps à établir des connexions avec tous les termes et indices que je pouvais dénicher et analyser.
Sans aller jusque là, l’économie n’est pas le seul sujet prédominant, et les interactions entre les personnages vont évoluer de façon très intéressante.

Réalisation

La réalisation a vraiment réussi un tour de force : fasciner les spectateurs en créant une identité visuelle propre à la série avec des couleurs froides (bleu, vert…) et des plans aussi soignés que beaux. La cinématographie a réussi à se démarquer avec ce sublime et particulier choix de couleurs pour représenter le monde impitoyable qu’est la finance, sans ternir l’ambiance du drama grâce aux performances des acteurs.

Chaque plan, aussi insignifiant qu’il puisse paraître, a fait avancer cette histoire en se focalisant sur des détails (les mains et les yeux) plus importants que l’on pourrait penser, indiquant une direction à laquelle nous n’aurions pas pensé et donnant lieu à des parallèles ingénieux. Ils permettent également de dévoiler peu à peu des symboles illustrant l’économie coréenne (le fleuve Han qui symbolise le miracle de cette dernière après la guerre de Corée en 1950 à 1953).

Chansons

J’ai passé quelques heures à analyser et à traduire du coréen (un peu sur Naver, Google traduction et compagnie, donc à prendre avec des pincettes) à l’anglais puis au français pour trouver des réponses aux questions se bousculant dans mon esprit.

La 1ère chanson, Fallin, lance un signal percutant dès le début : elle accompagne une scène significative montrant les buildings où se reflètent les différents lieux de pouvoir et la place économique du pays. Elle désigne l’ascension mais également la chute, qui sera impitoyable. Au final, seul le ciel règne en maître.

Fallin évoque une personne s’adressant à une autre, espérant que toute une série d’actes ayant mené à un évènement (par exemple, la crise du FMI en 1997 constituant le fil rouge de l’histoire) ne soit qu’un rêve, aussi fou soit-il.

« Même face à la crise et au chaos, affiche aux yeux de tous un sourire de façade.

Même si mon âme a été ternie,

Même si la fin est proche,

Pour toi, j’espère que c’était un rêve. »

Cette chanson représente les regrets de cette personne en abordant également la descente aux enfers et la perception de l’argent au travers des différents protagonistes.

Higher, la seconde chanson, représente l’ambition qu’ont certains personnages et leur volonté de faire taire leur cœur malgré leur souffrance et culpabilité qu’ils ressentent, tout en faisant face à l’adversité.

Peu importe que l’obscurité les rattrape et altère leur jugement, que la douleur les atteigne, que leur condition les contraigne à la solitude, ils continueront sans relâche à s’élever. Ils tenteront de garder en vie la petite flamme qui les anime pour attendre le jour où ils pourront enfin respirer librement (= atteindre un poste très important).

Don’t, la 3e chanson, peut englober ici plusieurs points de vue comme Hye Joon face à ses pairs masculins ou un avertissement adressé aux personnages ainsi qu’aux spectateurs sur le fait que les apparences sont trompeuses et que le « méchant » n’est pas forcément celui qu’on voulait punir initialement.

« Maybe the apples that strangers gave you were poisonned » > Peut-être que les pommes (=promesses) que les étrangers t’on données étaient empoisonnées (cadeau ou piège ?).

Je trouvais ça assez ironique de parler de pomme puisque la pomme en coréen est un mot à double sens ayant une autre signification, et c’est le pardon.

Les paroles sont en anglais, alors j’aurais pu parler de Blanche Neige se faisant piéger par sa belle-mère ou d’Eve par le serpent, mais ces deux exemples ont pourtant un point commun.

La personne piégée ne pouvait pas se douter de ce qui l’attendait en ‘’mangeant’’ cette pomme.
Les ‘’étrangers’’ sont plus proches de nous qu’il n’y paraît, et c’est ce qui les rend encore plus dangereux. Il faut donc redoubler de prudence envers ce sourire qui cache une réelle menace.

La réalisation est nette et sobre, mais ce qui marque le plus, c’est vraiment le ton donné au drama. C’est très réaliste et posé, et, comme Child of Ghibli, j’ai été frappée par ces couleurs froides qui soulignent parfaitement cette ambiance autour du monde de la finance. Mais n’allez pas croire que le drama est froid pour autant, pas du tout, c’est un drama très humain malgré les enjeux financiers.
De plus, la direction d’acteurs est également bonne, ils sont excellents, très justes dans leur jeu, ce qui convient parfaitement à un drama de type réaliste. Ils ont des regards très expressifs qui font passer beaucoup de sentiments, d’émotions. Tout cela fait qu’on y croit vraiment à cette histoire, à leur histoire.

Grâce à Child of Ghibli (encore une fois!), j’ai pu me sensibiliser à l’OST et aux paroles des chansons. Je la remercie beaucoup pour ses recherches et ses traductions qui m’ont permis de plonger davantage dans le drama et d’écouter les chansons avec bien plus d’intérêt et d’émotion.

Les paroles de Higher sont celles qui m’ont le plus marquée car elles décrivent le parcours de ces personnes qui veulent toujours aller plus haut, plus loin, même si cela doit les rendre très seules, les mener à l’obscurité. J’ai trouvé ce morceau très fort, il reflète bien le parcours des personnages du drama, je trouve. Ils sont obsédés par leur travail et leurs croyances. Ils n’ont aucune vie privée ou amoureuse, ils n’ont pas le temps, ou du moins ne prennent pas le temps.

Fallin est aussi prenante, elle devient plus forte à mesure qu’on progresse dans le drama jusqu’à prendre tout son sens à la fin et à nous donner des frissons.

Ces deux chansons ont rythmé les débuts (pour Fallin) et fins (pour Higher) de chaque épisode, de ce fait elles m’ont beaucoup marquée et me restent bien en mémoire.

Quant à la partie instrumentale, elle accompagne parfaitement l’action et nous plonge davantage dans cette ambiance, ainsi que dans les moments de tension ou d’émotion.

Personnages

Maintenant que Money Game est terminé, je pense honnêtement que d’autres acteurs n’auraient pas été aussi bons que Lee Sung Min, Go Soo, Shim Eun Kyung et Yoo Teo, ils n’ont pas incarné leurs personnages mais ils sont devenus ces personnages.

Ils étaient littéralement des miroirs pour les uns et les autres.
Hye Joon et Eugene, même s’ils n’ont pas vécu dans le même pays, ont connu un destin similaire, mais ont pris des chemins différents.

On a également Hye Joon et Heo Jae, qui ont connu la crise du FMI (Fonds monétaire international) à deux âges différents et qui en ont grandement souffert.

Enfin, on a Heo Jae avec Chae Yi Hun. Yi Hun suit le même parcours que lui mais se battra pour ne pas sombrer dans la haine, car c’est naturellement une personne ayant un grand sens de la justice.

Ce sont des personnages miroirs, car la scénariste les a façonnés en leur donnant de la profondeur pour que nous, spectateurs, puissions comprendre leur évolution.

Heo Jae (interprété par Lee Sung Min):

C’est un homme ayant vécu la crise du FMI en 1997 et qui a participé activement aux négociations entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. C’était un moment décisif dans sa vie, où il s’est promis d’atteindre les plus hautes sphères du pouvoir pour redorer l’image de son pays et pour que ce type de catastrophe ne se reproduise plus. Il a un fort sentiment d’infériorité envers le père de Chae Yi Hun (un professeur d’économie très sollicité) et le pousse dans ses retranchements. Son désespoir et sa colère ont, avec le temps, pris une tournure si importante qu’il a complètement changé. Son orgueil a pris le dessus, il en est venu à se croire au-dessus des lois et à mépriser le peuple qu’il a jadis voulu sauver.

Dans un des teasers sortis avant la diffusion, on découvre Heo Jae se rendant à une fête pour parler supposément avec l’élite du pays. En l’espace de quelques secondes, il est représenté par un billet de 100 dollars à l’effigie de Benjamin Franklin (un des pères fondateurs des Etats-Unis). Ce moment nous interroge sur le patriotisme de Heo Jae, fait référence à son passé en 1997 et ses échanges houleux avec les Etats Unis. Il indique qu’il vise un poste important.

La musique qui l’accompagne ainsi que son regard glaçant me faisaient penser à l’arrivée d’un prédateur (le loup dans la bergerie), et ça n’envisageait rien de bon.

Chae Yi Hun (interprété par Go Soo) :

C’est un homme qui s’est battu toute sa vie pour prouver ses capacités. Il est doté d’une loyauté sans faille et d’un grand sens de la justice. Il est toujours sujet à beaucoup de pression et s’en sort remarquablement à chaque fois, bien qu’il prenne des risques parfois considérables.
Il a tendance à s’énerver rapidement mais écoute et respecte l’équipe avec qui il collabore.

Dans son teaser, il est représenté par un billet de 10.000 won à l’effigie de Kim Sejong, inventeur de l’écriture coréenne, le Hangul (Autrefois la langue était écrite en chinois et il a créé un système plus simple pour que le coréen soit plus facile à apprendre). Chae Yi Hun va tenter lui aussi de mettre en place un système qui pourrait changer l’avenir du pays ! [Spoiler] la taxe tobin version coréenne pour sauver le peuple !

Cela montre que c’est un acteur majeur dans cette course contre la montre et qu’il pourrait obtenir des responsabilités importantes.

Lee Hye Joon (interprétée par Shim Eun Kyung) :

C’est une jeune femme incroyablement maligne et intelligente, maniant le sarcasme plus vite que son ombre, empathique, et qui ne juge jamais les autres même ses ennemis. Elle n’a aucunement l’intention d’abandonner ses principes en se fondant bêtement dans le moule et va se battre pour être acceptée comme elle est. Les débuts sont difficiles, car elle a été jugée toute sa vie, mais elle va très rapidement montrer de quoi elle est capable. Elle reste toujours très calme par rapport aux hommes mais a également une grande sensibilité.

Dans le teaser, elle est représentée par un billet de 50.000 won à l’effigie de Shin Saimdang, une poétesse, peintre et calligraphe coréenne. Connue pour son image de bonne mère et épouse, elle est surtout considérée comme un symbole sexiste. Et justement, Hye Joon, seule femme dans ce milieu masculin, prend le contrepied en se battant contre le machisme ambiant et pour l’émancipation féminine.

Elle affirme (si j’ai bien compris) que la crise d’il y a 20 ans ne se reproduira pas et montre ainsi sa détermination.

Eugene Han (interprété par Yoo Teo):

Il est à la tête de Bahama Korea, une institution financière étrangère présente sur Wall Street, également qualifiée de société d’investissement. C’est un homme (ou un requin) qui agace terriblement ses concurrents, un électron libre qui se déplace principalement pour soutirer de l’argent et mettre en position de faiblesse ceux qui demandent un prêt. Il est cupide et pense que l’argent est tout dans ce monde, c’est sa principale motivation. Mais il va se heurter à Hye Joon, et c’est une difficulté qu’il n’avait absolument pas prévue. [Spoiler] Elle ne lui obéit pas et va le placer en position de faiblesse à plusieurs reprises. 

Ils sont liés par deux couleurs qui apparaissent à chaque scène entre eux et les ramènent à leur passé et aux souffrances qui en découlent.

[Spoiler] Eugene la voit en rouge, synonyme de passion (Hye Joon le perçoit au début comme un danger et lui est fasciné par elle), et Hye Joon le voit en jaune (en Corée, cette couleur signifie la jeunesse et est associée également aux vêtements royaux puisqu’elle est dite noble).

Il n’avait pas de teaser pour lui, mais il apparaît avec Heo Jae dans une des vidéos promotionnelles en étant (ce n’est qu’une supposition !) représenté par un billet à l’effigie de Fukuzawa Yukichi (C’est un penseur japonais qui a hébergé deux personnes coréennes se battant pour l’indépendance de la Corée. Il est mort avant que la Corée soit envahie par le Japon).

Il existe en tout cas bel et bien un lien entre Benjamin Franklin (supposément Heo Jae) et Fukuzawa Yukichi (supposément Eugene) puisque ce dernier s’est beaucoup inspiré du travail de Franklin.

Ils sont tous très bien travaillés, intéressants à suivre et très bien joués.

J’ai aimé que ce drama évite les clichés du genre que l’on retrouve souvent dans ce genre d’histoire où le héros au grand cœur combat les méchants « requins » aux sourires narquois et aux grimaces improbables. On a souvent droit à un schéma manichéen.

Ici c’est le contraire. Les personnages sont complexes et les relations évolutives. Oui car les antagonistes aussi sont intéressants à suivre. Mais passons d’abord aux présentations. Les bons et les mauvais ont tous beaucoup de profondeur, grâce à leur écriture et au jeu des acteurs.

Encore une fois, j’en profite pour faire part au passage de toute mon admiration pour le travail de recherche effectué par Child of Ghibli. Ses analyses des teasers sont très intéressantes et enrichissantes et permettent de faire une belle introduction à chacun des personnages.

Chae Yi Hun

Ko Soo, quelle sacrée découverte ! Il faut dire que Yi Hun, son personnage, passe par beaucoup de difficultés, tout en essayant de se battre jusqu’au bout pour ce en quoi il croit. C’est le genre de personnage auquel je ne pouvais que m’attacher. Il n’est pas parfait non plus, selon la situation, il ne fait pas toujours les meilleurs choix, et peut parfois se laisser emporter. En bref, il est humain quoi! Et cela se justifie, car il fait face à beaucoup de pressions. Mais il garde une éthique, car il est fondamentalement bon et habité par un grand sens de la justice, c’est cela qui est le plus important. Je n’avais vu Ko Soo que dans un film, c’est bien peu, il est extrêmement touchant dans ce rôle et expressif. J’ai énormément aimé son personnage, je me suis attachée à lui. Il sourit si rarement le pauvre, que les rares fois où cela arrivait, je fondais complètement. J’ai un cœur d’artichaut ! Par ailleurs, Yi Hun a une qualité que j’apprécie particulièrement : c’est un homme qui sait reconnaître ses erreurs et s’excuser. Il le fait plusieurs fois, et je le trouve très touchant (j’aime les hommes qui reconnaissent leurs torts !). Depuis la fin du drama, j’ai regardé plusieurs films de Ko Soo, et vraiment c’est un acteur qui me plaît et dont je vais dorénavant suivre les nouveaux projets avec plaisir (comme un peu tous les acteurs principaux de ce drama d’ailleurs).

Lee Hye Joon

Malgré son jeune âge et le fait qu’elle soit entourée d’hommes souvent macho, Lee Hye Joon fait preuve de beaucoup d’intelligence, de répartie et de force. Par ailleurs, comme l’a dit Shim Eun Kyung, elle paraît froide en surface, mais au fond, elle est chaleureuse, et quand elle craque, comme Yi Hun, on a envie de la réconforter. C’est une héroïne que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre et à m’identifier. C’est la seule femme vraiment importante du drama, mais elle en vaut la peine. Son rôle va s’avérer très important. Elle se révèle beaucoup plus posée et réfléchie que ses partenaires masculins. Elle garde la tête froide malgré les événements. C’est très important, car on sait qu’on peut toujours compter sur elle, ce qui n’est pas toujours le cas de ses collègues.

Avec ce drama, je peux affirmer que Shim Eun Kyung prend une belle revanche et montre une nouvelle fois l’étendue de ses talents. Je suis très contente pour elle, car elle a réussi un retour en force. Je sais que je m’avance un peu mais je pense qu’elle restera une des héroïnes les plus mémorables de 2020.

J’ai beaucoup aimé la relation qui unit Yi Hun et Hye Joon. Du fait de leur grande différence d’âge (16 ans pour les 2 acteurs), il n’y a pas de romance entre-eux. C’est un point important du drama que j’ai évoqué plus haut : ce n’est pas un drama à regarder pour la romance, il n’y en a pas vraiment, en tout cas clairement pas entre nos deux leads. Personnellement, j’ai trouvé que c’était intéressant, ça change. Yi Hun se comporte comme un grand frère protecteur, du moins au début, car par la suite, Hye Joon n’en a plus vraiment besoin, elle est pleine de ressources. Toujours est-il qu’il y a beaucoup de respect entre-eux, et j’aime beaucoup leurs scènes ensemble.

Heo Jae

Troisième personnage, et non des moindres, Heo Jae. Joué par Lee Sung Min, c’est un rôle qu’on n’a pas l’habitude de le voir jouer, celui de l’antagoniste. Je n’ai pas vu toute la filmographie de cet acteur, loin de là. Mais dans ce que j’ai vu, il avait des rôles de gentils, le genre auquel j’aimais m’attacher. On en est loin ici.

C’est un personnage complexe et qui peut aussi être très effrayant. Comme Yi Hun, il se bat pour ce en quoi il croit, sauf qu’il est prêt à utiliser tous les moyens, même les plus radicaux. Il ne semble pas avoir beaucoup de limites, ce qui peut le rendre très dangereux. Comme il est d’un âge avancé, il a connu la crise de 1997 en tant qu’adulte et ce qu’il a vécu l’a rendu fou obsessionnel. Il a un regard très intense, qui peut faire sacrément froid dans le dos. De plus il est assez orgueilleux. Mais il n’est pas complètement méchant non plus, c’est un personnage vraiment très intéressant, habité par ses idéaux. D’une certaine façon, on peut aussi s’identifier à lui.

Eugene

Enfin, nous avons Eugene, qui arrive un peu plus tard dans le drama, et qui se révèle être un protagoniste très marquant également. Il est joué par Yoo Teo, un acteur à la fois sexy et charismatique. Je salue au passage le ou la styliste de ce drama, car Yi Hun et Eugene sont vraiment super classes. Il était quasiment absent des promos et teasers du drama du fait de son arrivée un peu tardive, mais il a gagné une telle côte de popularité qu’on a fini par le considérer comme un des personnages principaux venant compléter avec brio notre trio de base. J’ai mis un peu plus de temps que les autres à vraiment accrocher à son personnage, je pense, mais il a fini par gagner mon cœur à mesure qu’il gagnait en profondeur. Et puis regardez les sourires de Yoo Teo, vous ne pourrez qu’être conquis !

Eugene est obsédé par l’argent. Mais, sous ses dehors de golden boy froid et arrogant, il est également complexe et finalement très sensible et seul. Et il a un passé qui explique en partie ce qu’il est devenu. Par ailleurs, il éprouve une attirance pour Hye Joon, qui d’une certaine façon va le toucher. Leur relation à eux aussi va s’avérer étonnante et même touchante.

Sans qu’il y ait de véritable romantisme dans ce drama (quoi que?), on a vraiment de beaux rapports qui se créent, et que je trouve plus intéressants qu’une simple histoire d’amour.
La carrière de Yoo Teo m’intéresse aussi beaucoup maintenant, j’ai grande hâte de le voir dans un rôle principal, il le mérite largement.

Autour de ces quatre personnages gravitent des personnages plus secondaires. On a d’abord la famille de Hye Joon. Autant je trouve son oncle assez insupportable, autant je trouve sa cousine très cool. Je n’ai pas grand-chose à dire sur sa tante. On a aussi Shannon, très froide et sans gêne, qui travaille avec Eugene. On a également les collègues de Yi Hun et Hye Joon. Mais le personnage qu’on retiendra le plus s’avérera être un ami du père de Yi Hun. Je n’en dirai pas plus pour laisser la surprise, mais c’est un très beau personnage, ses lignes de dialogue sont magnifiques.

Heo Jae
Chae Yi Hun
Lee Hye Joon
Eugene Han

Emancipation de la femme

Un point important dans ce drama est le traitement des personnages féminins. Hormis Hye Joon, les autres sont plus secondaires. On a sa tante qu’on voit peu, sa cousine qu’on voit un petit peu plus, elle et Hye Joon entretiennent une bonne relation qui fait plaisir à voir. Et enfin, on a Shannon, une femme très froide et sans gêne. Elles ont pour point commun d’être des femmes fortes, indépendantes, et qui ne se laissent pas prendre par leurs émotions. En cela elles se démarquent des hommes qui ont beaucoup plus de mal à gérer leurs problèmes.

Lee Hye Joon a une grande importance dans cet univers à dominante masculine. Très jeune, elle va pourtant faire preuve de beaucoup de force et de courage pour etre reconnue pour ses talents et ses connaissances. Même auprès de Yi Hun, qui au début du drama veut la protéger, et l’incite à rester « hors du coup ».

C’est un très beau portrait de femme qui nous est montré. Si les femmes ne sont pas forcément beaucoup présentes (et c’est normal dans cet univers, malheureusement, surtout en Corée), le drama compense bien avec une héroïne qui s’impose petit à petit. De plus, elle n’est pas juste forte, elle fait aussi preuve de sensibilité. Une femme, c’est un tout. Montrer ses moments de force et de faiblesse, c’est ce qui me permet de l’apprécier et de m’attacher à son parcours.

Hye Joon est le meilleur exemple de réussite, d’honnêteté et de bienveillance. Elle vient d’un lycée professionnel en province alors que sa cousine a étudié dans une université réputée à Séoul et est devenue une journaliste accomplie. Ce qui est intelligent, c’est que le drama ne cherche pas à les mettre en compétition l’une contre l’autre et montre qu’elles s’apprécient malgré la vie difficile que Hye Joon a eue.

La tante de Hye Joon est une femme qui a eu une vie difficile après la crise et n’est pas aidée par son mari obsédé par l’idée d’être riche. Elle ne cesse de dire à Mari et Hye Joon de ne pas se marier et d’être indépendantes. [Spoiler] Quelle joie quand elle a enfin divorcé et qu’elle a appris à vivre pour elle et non pour sa famille. Quelle joie qu’elle ait réussi à dire à Ma Ri, sa fille, qu’elle avait le droit de profiter de la vie.

Shannon est la manager de la branche coréenne de Bahama et également une femme forte et ambitieuse (quoi que très malhonnête). J’aurai aimé voir une confrontation entre elle et Hye Joon. [Spoiler] Une scène montre que Hye Joon (pendant la crise du FMI donc assez jeune) a été traumatisée par la couleur rouge, indirectement à cause de Shannon. Cette dernière sortait de négociations avec Heo Jae et elle portait un tailleur rouge. D’où la méfiance de Hye Joon à l’égard de cette couleur.

Ces femmes sont indépendantes, se battent contre le machisme et arrivent à garder le contrôle, elles sont beaucoup moins émotives que les hommes qui ne cessent de s’énerver pour un rien. Mais ce qui est positif, c’est ce que ces derniers s’autorisent à pleurer. Donc, en plus de dire que les femmes sont égales aux hommes, la série a clairement dit non au concept de virilité toxique.

Imperturbable face aux cris et larmes des hommes~

Points négatifs

Il faut bien en dire mais pour moi il y en a très peu, vu mon ressenti très positif de ce drama. Il a fallu que je réfléchisse bien parce qu’il paraît que la perfection n’existe pas.

Il y a un retournement de situation qui arrive quelques épisodes avant la fin. Il était nécessaire, on savait qu’il devait arriver, mais je l’ai ressenti comme un peu forcé et calibré, parce qu’il fallait vraiment que, tout à coup, il survienne. Un peu facile, donc. Mais je comprends bien sûr que la scénariste avait besoin de passer par là.

Et heureusement, il a été très bien géré par la suite, au-delà de mes attentes. Donc ça compense totalement pour moi. Oui, je triche, j’aime bien transformer les rares points négatifs en points finalement positifs, quand cela m’est possible !

Par ailleurs, je trouve tous les acteurs excellents, hormis peut-être l’oncle de Hye Joon que je situe un peu en dessous. Il crie pas mal en fait, je le trouve agaçant comme personnage, horripilant. Et d’ailleurs, peut-être est-ce plus le personnage que l’acteur qui me pose problème en fait. Heureusement, on le voit peu.

Il y a quelques personnages très secondaires qui m’ont peu intéressée ou dont je n’ai pas très bien identifié le rôle. Mais j’avoue que, comme on les voit peu, j’ai un peu passé outre. Cela n’a pas nui au plaisir que j’ai ressenti devant le drama.

Points positifs

Ils sont bien sûr plus importants, et je vais me faire un plaisir de les développer.

Ce drama est très psychologique. On prend le temps de poser les situations, de les développer, sans être sans cesse dans l’action. Même s’il parle d’économie, il prend le temps de développer les relations humaines, et c’est ce qui m’a le plus plu et intéressée.
Comme je l’ai déjà dit, on n’est pas du tout dans une histoire manichéenne avec les gentils qui se battent tout au long du drama contre les méchants.

Qui est le véritable méchant dans cette histoire ? Finalement c’est assez flou, et ça le devient de plus en plus à force de progresser dans le drama. Nous avons, certes, des antagonistes, mais ils sont complexes, ils ont eux aussi leurs croyances. La difficulté pour eux est de savoir s’arrêter. Ils ont un côté obsessionnel qui les mène à la limite de la morale, et c’est ce qui peut les perdre.

Les rapports entre les personnages ne cessent de changer et d’évoluer au fil de l’histoire, et j’ai trouvé ça passionnant à regarder. Je me demandais sans cesse où cela allait nous mener, quand le coup fatal allait tomber.

Comme je l’ai déjà fait comprendre, je me suis sentie concernée par chacun des personnages principaux. Leur complexité et leur profondeur m’ont permis d’apprécier chacun de leurs parcours, chacune de leurs interactions. C’est tellement rare dans un drama que tout le monde m’intéresse, je me dois de le souligner.
Enfin, la conclusion m’a particulièrement satisfaite, j’ai aimé comment elle a été amenée, j’ai aimé la fin de tous les personnages. On pourrait vouloir en voir plus, je suis d’accord. Je comprends le souhait de beaucoup de fans pour une saison 2, je ne dirais pas non, bien sûr, et en même temps elle me plaît aussi comme elle est.

La crise du FMI, qui constitue le fil rouge de cette histoire et une crainte ancrée dans l’esprit des coréens, a été peu exploitée, à mon avis.

Bien que ce ne soit pas une série à proprement parler sur cette catastrophe et que nous ayons eu droit à des éléments de réponse par un certain personnage (un ancien collègue du père de Chae Yi Hun) et une chanson, les paroles d’un personnage méprisable (il apparaît à la fin, c’est un des avocats faisant partie du cabinet juridique Young & Soo) m’ont fait frissonner.

C’est là encore une fois que l’on se rend compte que l’ennemi est plus proche de nous qu’on ne pourrait le penser, et j’aurai aimé en savoir plus (saison 2, par pitié).

Le personnage de Shannon, que j’ai trouvé intéressant de base grâce à certains détails, est devenu inutile et n’a bénéficié d’aucune conclusion. Son seul intérêt est d’avoir permis à Eugene de semer la pagaille à son aise…

En parlant du loup, certains actes qu’il a commis étaient ridicules, et j’ai pas mal râlé sur Twitter à cause de ça. [Spoiler] Une scène d’action en particulier m’a vraiment parue pathétique et incohérente, sans parler du quasi « mom complex » où il associe sa mère à Hye Joon et du fait que l’auteur ait essayé d’en faire un méchant sans aucune logique.

L’oncle de Hye Joon est nécessaire pour expliquer certaines situations, mais il est horrible, insupportable, médiocre, étouffant, irresponsable. Il remporte à l’unanimité le prix du personnage le plus horripilant et je pense que Jodie est tout à fait d’accord avec moi xD

Notre réaction quand l’oncle de Hye Joon ouvre la bouche…

En apparence, Money Game a un univers très masculin, mais son histoire a été écrite par une femme, et ici les femmes sont les reines du jeu.
Ce drama montre leur importance dans la société (en particulier Hye Joon qui, à mon avis, est un des personnages féminins les mieux écrits dans un drama coréen). Un message féministe dissimulé dans une série coréenne qui hurle littéralement que les femmes sont fortes et incroyables, je dis oui!

Il ne suit pas un schéma classique SPOILER où les hommes seraient les sauveurs de la nation puisque c’est Hye Joon qui a littéralement changé la donne. Par sa présence, ses actions et ses paroles, elle a influencé positivement toutes les personnes qu’elle a côtoyées.

Le méchant n’est pas forcément celui qu’on pensait être, et, comme Hye Joon, la série nous apprend à ne pas juger hâtivement.
Les personnages ne sont ni gentils ni méchants mais des êtres humains avant tout. Ils commettent des erreurs tout en étant loin d’être parfaits et ont un développement mené avec finesse.

Les chansons collent parfaitement avec l’univers de la série, elles sont utilisées intelligemment et permettent de rythmer le drama. Fallin est ma préférée, j’en ai des frissons rien que d’y penser.

Conclusion

Money Game a été un drama presque parfait du début à la fin, accompagné de chansons fantastiques. L’alchimie entre les acteurs est incroyable, sans parler de leur jeu qui est à la hauteur de cette série! C’est une pépite qui me manque énormément, entre ses regards et ses détails, son vocabulaire économique passionnant et son rythme prenant. J’ai adoré chaque semaine analyser toutes les petites actions ou symboles, découvrir des fanarts et fanvidéos, élaborer des théories. Mon cœur était toujours impatient, et j’espère que vous ressentirez également cette même envie de découvrir chaque épisode de Money Game.

Money Game est un drama impeccablement maîtrisé de bout en bout, sans jamais tomber dans la facilité, et qui a sacrément retourné mon petit cœur. Je n’ai pas connu de temps mou au milieu de l’histoire. Une bonne histoire intense soutenue par un excellent casting, c’est tout ce qu’il me fallait. Cela a d’ailleurs été très dur de les quitter à la fin, je m’étais tellement attachée à eux, même aux antagonistes. On ressent beaucoup d’émotions au long de cette histoire, et encore plus dans les derniers épisodes. Au final, on en ressort vidée. Je suis très heureuse d’avoir pu découvrir ce drama alors que j’aurais pu passer à côté en raison du résumé et du thème qui pourraient rebuter au départ. Et j’espère de tout cœur que d’autres dramavores ressentiront la même chose que moi, car il le mérite.
J’espère qu’avec Child of Ghibli nous avons réussi à vous communiquer notre enthousiasme tout au long de notre critique.

13 réflexions au sujet de “Money Game ou une course contre la montre”

  1. Super cette collaboration!!!! =D

    Vu tes nombreux tweets à propos du drama on ne pouvait pas passer à côté après j’avoue que le thème de la finance n’est pas ce qui me passionne le plus mais l’article est vraiment intéressant et donne vraiment envie de s’y intéresser donc pourquoi pas =D

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  2. J’avoue que le monde dans lequel se déroule le drama ne me tente pas du tout, mais ça a été vrai de plusieurs autres dramas que j’ai fini par adorer par le passé (je pense par exemple à Karei Naru Kazoku auquel j’avais dû franchement m’accrocher dans l’épisode 1) et vous dressez un joli portrait de la série, qui donne envie de se lancer dedans pour ses personnages et les interactions humaines au sein du contexte.Personnages féminins en particulier. J’avoue que Yoo Teo est aussi une motivation, parce que #superficialitéforever…. Je le garde dans mes listes donc, et même si je sais pas quand je le verrai, le jour où j’y viendrai, je me souviendrai de ne pas avoir peur du contexte^^ Merci pour l’article ♥

    Aimé par 1 personne

    1. C’est compréhensible sans les acteurs, je ne sais pas si j’aurai pris l’initiative de le regarder 🙂 (Je ne connais pas mais je vais aller voir de quoi ça parle).
      C’est un des points forts du drama et c’était un plaisir de les suivre ❤ je suis contente que notre critique t’ai plu ❤
      Il a été la motivation de beaucoup gens, pas de jugement ici xD
      Merci à toi! ❤

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      1. Merci de nous avoir lu en entier Mila. Je comprends tout à fait pour le thème. Comme j’étais dans le même cas, je pense être la preuve que oui, on peut aimer un drama sur un thème qui nous rebuterait à la base. Et d’ailleurs, c’est vrai qu’on pourrait le rapprocher de Karei Naru Ichizoku que j’avais commencé à l’époque pour le casting également, et que j’ai beaucoup aimé.

        Contente que tu le mettes sur ta liste. Je comprends aussi qu’il ne soit pas ta priorité au milieu de tout le reste. En tout cas, si tu le commences un jour, j’espère que tu ne seras pas déçue. Bon je sais déjà que tu ne pourras pas l’être totalement puisque Yoo Teo! Je ne le connaissais pas du tout à la base, moi, sacrée découverte héhé!

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  3. Ce drama a l’air de vous avoir profondément marqué ! Je connais les acteurs que j’aime bien mais j’avoue que le thème de l’économie n’est pas ce qui m’intéressait le plus. ^^
    Le drama a l’air très intense et les personnages complexes.
    Merci pour votre avis !

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    1. On ne s’attendait pas à être de nouveau marquées et enchantées par un drama juste après Someday Or One Day, c’était dingue 🙂
      Les acteurs se sont beaucoup investis dans leurs rôles et je pense que c’est ça qui rend l’intrigue plus intéressante 😀
      Merci à toi pour ton retour!

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  4. Hello les filles !
    Je n’ai lu que l’introduction. Tu commences à me connaître Child, mais je le dis pour Jodie : je ne lis pas les avis avant d’avoir vu le drama pour ne pas trop savoir de choses. Surtout quand c’est un drama que je veux regarder. Et vous m’avez déjà convaincue sur Twitter avec Pomme. XD
    Je viendrai commenter ici quand je l’aurai terminé. ^^

    Aimé par 1 personne

      1. Ah oui quelle super nouvelle, bienvenue à toi dans la team Money Game !
        Tu l’as déjà commencé ? Nous attendons tes retours avec une impatience mal dissimulée !

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