La révolution saphique est désormais en marche. Enfin.
Certes, The Secret of Us ainsi que Ayaka is in love with Hiroko (première adaptation d’un GL sur mbs !), Hoshikuzu Telepath et Omai Series vont se terminer ce mois ci. Mais d’autres full girls love arrivent à grand pas !
Affair le 30 août, Reverse 4 You le 31 août, Unlock Your Love le 11 septembre, la saison 2 de Chaser Game W le 19 septembre (Une deuxième, je ne sais pas si vous vous rendez compte ?! Après Tsuku Tabe et plusieurs gl diffusés en même temps… wow), Apple en octobre et Petrichor en fin d’année.
Dearest Honey et un gl philippin (pardon je ne retrouve pas son nom), centré sur un couple de femmes et non un side couple comme Sky Valley, n’ont pas de date mais sont prévus pour bientôt.
Mom Ped Sawan, Pluto, Girl Love Girl Friend et Reverse With Me poursuivent leur tournage. La plage du mois d’août est occupée du 10 au 28 par Same Place, New Pace et Telling the Moon About Us a besoin de 5k likes pour entamer le tournage du deuxième épisode.
En ce moment, Hóa Ra Là Em et Love Me Lex sont en cours de diffusion.
Et après GAP, la première série girls love thaïlandaise, The Loyal Pin; la première série girls love thaïlandaise historique ! Portées par Freen et Becky, elle nous fait la grâce d’apparaître sur nos écrans et de ravir nos yeux avec son premier épisode tant attendu.
The Loyal Pin est l’adaptation du roman du même nom, écrit par Monmaw et disponible en anglais sur Lunarwrite.
16 épisodes et un seul diffusé chaque dimanche soir sur la chaîne youtube de idolfactory, seulement sous-titré en thaïlandais et en anglais pour le moment.
Le tout réalisé par Fuse Kittisak (Nobody’s Happy if I’m Not) et écrit par Tinna Simapaisal, une des scénaristes à l’origine de l’adaptation de The Secret of Us.
[RESUME]
Son Altesse Sérénissime Aninlaphat, ou Princesse Anin, et Mom Rajawongse Pilanthita, ou Khunying Pin, sont proches depuis leur plus jeune âge. Quand la princesse Anin aura quinze ans, elle devra se rendre en Angleterre pour ses études, séparant la princesse de son amie intime. La distance, cependant, permet à Anin d’explorer qui elle est, de savoir ce qu’elle ressent incontestablement pour Khunying Pin.
Une fois de retour en Thaïlande, la princesse Anin tente tout pour s’approcher de Khunying Pin pour lui confesser son amour. Toutefois, cette tâche semble impossible puisque Khunying Pin a été fiancée à Khun Chai Kueakiat.
[BANDE-ANNONCE]

Idol Factory et la fabrique des rêves
Tous mes sens ont été éblouis, par lequel je pourrai bien commencer… Disons l’ouïe. Celle qui a fait battre mon cœur si fort et empli mes yeux de larmes. Le son était si délicat, chaque mélodie a été choisie avec soin et convenait parfaitement aux scènes qu’elles accompagnaient. Tout en douceur, avec charisme et sans guider nos émotions, simplement être présentes et sublimer chaque mot, ambiance et danse.
Une ambiance tout droit sortie d’un conte de fées avec une introduction et une mise en scène digne d’un film. Ni éblouissante ni trop sombre, chaque atmosphère s’est vu être parée de ses plus beaux atours. La cinématographie dans son ensemble était éclatante et chaleureuse. Pas seulement pour représenter la richesse de ses habitants mais pour montrer l’amour que chacun peut ressentir et transmettre dans cette maison. Un ensemble radieux.
La première partie, bien qu’elle ne soit que de 28 minutes, m’a submergé d’émotions. Les musiques et les images formaient un rêve si réel et correspondaient tout à fait à l’image que je me faisais d’un drama historique avec les décors et les costumes. Tant de beauté et de délicatesse, quel merveilleux cadeau.
Et la première rencontre entre Anin et Pin m’a touché au plus haut point, comme si je ne pleurais déjà pas assez… Pin ne souhaite pas profiter de cette vie sans ceux qui lui sont chers. Petit nénuphar se laisse dériver mais une petite tornade pourrait bien la sauver de sa tristesse. Le moulin à vent, que lui offre Anin, est une chance pour agir sur son futur.
La gentillesse et prévenance de Anin sont également deux précieux trésors pour réchauffer le cœur de Pin et soulager son chagrin. Le moulin ne peut le faire disparaître mais peut l’apaiser. Peut être que Anin est le dernier présent des parents de Pin destiné à leur fille. Peut être même qu’elles sont un présent, un signe ou une âme sœur l’une pour l’autre.
Et peut être aussi pour nous spectateur(ice)s…
Il y a presque deux ans de cela, j’avais émis ce souhait : J’adore les courts métrages et les films mais pouvoir suivre une série avec des personnages saphiques, c’est une expérience totalement différente et très appréciable.
A l’avenir, j’espère qu’on pourra au moins atteindre un format décent de 45/50 minutes, avec un nombre d’épisodes situé entre 8 et 16.
Ce vœu a été exaucé puisque TLP en a 16 en sa possession et le premier dure 1h03. En espérant que cela dure.
Dans ce lot de bonnes surprises, nous avons eu le droit à deux personnages principaux féminins intéressants et nuancés, dont le développement promet de nombreuses péripéties et des sentiments (très) intenses.

Petit nénuphar paré de rose
15 ans et déjà très responsable, toujours en train d’aider aux préparations en cuisine et à connaître les papilles de chacun. Une demoiselle assez timide et réservée, ressentant un mélange d’admiration et de peur pour sa tante, ignorant tout du monde à l’extérieur du palais.
Cela ne l’empêche pas d’être assidue pour les études et son goût pour ces dernières. Et puis avec Anin à surveiller, Pin ne peut pas s’ennuyer. Son énergumène préféré (Que dis-je ! Sa bouffée d’air frais) prévoit toujours de nouvelles bêtises, Anin est très attirée par le vrai monde et voudrait le découvrir avec Pin. Cette dernière pourrait donner sa vie pour Anin et vice-versa, une existence sans l’autre serait inenvisageable.
Freen, de nouveau un rôle fait pour elle. Je n’avais lu que les premiers chapitres mais c’est fou comment elle est convaincante, notamment avec ses micro-expressions.

Petite tornade enveloppée par le ciel
15 ans également, c’est l’opposé total de sa “bonne amie”. Débrouillarde, casse-cou et très malicieuse, Anin a soif d’aventures et ne compte pas rester dans le palais jour et nuit. Elle est familière avec les marchés, comment vit le peuple et s’en sort toujours grâce à son intelligence, son habileté avec les mots et son caractère pétillant.
Mais la petite tornade est également très active à l’intérieur du palais : vol de nourriture, faire peur aux servantes en se déguisant en fantôme avec Prik, très à cheval sur la justice en protégeant Pin des mauvais traitements de sa tante…
Becky a fait de sacrés progrès ! C’est un challenge ce rôle : elle a produit beaucoup plus d’efforts pour certaines réactions et c’était autant appréciable avec Freen que le casting interprétant sa famille.
Et je l’avais dit au moment de GAP, elle est excellente quand il s’agit de fantômes !

L’intimité
J’aurai pû dire l’alchimie mais elle crève les yeux, inutile de disserter sur ce phénomène phénoménal.
Freen et Becky en sont à leur quatrième projet ensemble en tant que couple (sans oublier le futur film The Passenger) et elles sont clairement plus à l’aise, plus en confiance avec cette proximité dans leur jeu, que ce soit au niveau du regard ou des gestes tendres échangés.
J’ignore s’il y a eu un(e) coordinateur/coordinatrice pour les scènes de baisers/d’amour mais peut être qu’elles en sont au stade où elles peuvent faire des propositions et refuser ce qui ne leur semble pas approprié.
La scène où Pin et Anin partagent la même chambre en est un bon exemple : la tension est palpable, leurs yeux communiquent sans même avoir besoin de parler, elles savent qu’elles s’aiment mais le duo garde à l’abri leur attachement réciproque.
Comme les présents que Pin a reçu de la part de Anin pendant des années. Et Anin, tous les sourires de Pin à l’intérieur de son cœur.

Les femmes, la véritable force du palais
Pin et Anin ont beau être très jeunes mais elles sont brillantes et savent que le futur ne sera pas aussi plaisant que la liberté dont elles disposent actuellement. Les hommes ont beau décider de leur avenir (études, mariage…), ce seront Princesse Alisa et la tante de Pin qui auront le dernier mot. Désireuses de les protéger tout en leur permettant d’explorer le dehors, elles ne savent que trop bien ce que c’est de vivre et d’exister en tant que femmes dans cette société.
Heureusement, il y aussi Prik, la servante de Anin. Elle assiste toujours aux facéties de sa maîtresse, tantôt inquiète pour elle, tantôt impressionnée par sa vivacité d’esprit. Bien qu’elle soit un peu intimidée par elle, Prik prend soin également de Pin.
J’adore ce petit trio, la façon dont elles ont réussi à convaincre Pin de venir à la fête. Elles s’aiment et ont un grand respect pour les autres, leur différence de rang n’a aucune importance pour elles.
Ce n’est que le début mais les femmes aux commandes, leurs droits et devoirs, le traitement des hommes et des femmes… ça promet !
J’espère que cela vous aura plu, à bientôt pour de nouvelles aventures dramatesques !
