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Top 5 sanguinolent pour Halloween ~

Ecrire pour Halloween m’avait manqué et je me suis dit que ça pourrait être un challenge intéressant que de vous parler des dernières séries sanglantes voir effrayantes que j’ai vu 🎃…


VAMPIRES (6 épisodes) 🇫🇷

disponible sur Netflix

Cascade de sang et d’amour

A Paris, une adolescente mi-humaine mi-vampire aux prises avec ses nouveaux pouvoirs et ses problèmes familiaux, est poursuivie par de mystérieux vampires.

L’épisode 1 ne m’emballait pas énormément, je trouvais les jeunes naïfs et généralement, les histoires se déroulant au lycée ne me réussissent pas. Peut-être que ça m’a généré aussi un peu d’anxiété, peut-être.

J’avais plutôt la trouille avec le sang et la relation que l’héroïne développe avec ces nouvelles sensations. Même carrément mal à l’aise, c’était bien joué. Et puis, je me sentais également fascinée, à l’image d’une proie, par l’esthétique et l’ambiance de la série (le charisme de Csilla et de sa demeure, la pièce de Martha, le jeu des ombres…).

En ce qui concerne le deuxième, c’est là que la série a pris pour moi, j’étais beaucoup plus investie ! L’inquiétude et la fascination ne m’ont pas quittée une seule seconde, l’attachement aussi d’ailleurs. Et la fin m’a tellement effrayée que j’ai dû attendre quelques jours pour passer à la suite, entre larmes et nausée.

Plus on plonge dans cette série, plus la toile renforce ses liens autour de Doina et de nous-mêmes. Le piège se referme entre fascination et interrogations.

Les vampires et les humains ont beau appartenir à deux mondes opposés, ils ont besoin les uns des autres. Le sang est vital autant pour nourrir les vampires autant que pour alimenter le corps des humains. Mais Doina est une hybride, tout pourrait changer…

Tout est ressenti de façon intense et violente : du pouls qui bat à toute vitesse à l’odeur du sang, du rapport au corps de l’autre (la façon de manger les humains m’a fait penser à un viol; tandis que les interactions entre vampires sont empreints d’une certaine sensualité, dosées avec un mélange de douceur et de pulsions… jusqu’à ce qu’on assiste à une tentative de viol, encore plus réelle) à toutes ces dualités et sentiments contradictoires qui s’affrontent.

Ironiquement, les liens du sang sont puissants mais rien sans tous les autres. L’amitié et l’affection en général sont essentielles.

C’est beau comme tous ces sentiments et cette fragilité ont été montrés à l’écran…

J’ai aussi beaucoup aimé les choix d’interprétation pour signifier la faim ou la souffrance et quelle posture ils ont envers leur nature.

Et les femmes sont le cœur de l’histoire, sans elles, les deux espèces auraient été réduites en miettes. Enfin, sauf quand un homme décide de semer la zizanie… Il aurait dû brûler.

Vampires, queer.. Les deux mots n’ont jamais été prononcés mais l’évidence est là.


THE RESURRECTED (9 épisodes) 🇹🇼

disponible sur Netflix

C’était bien une histoire d’horreur…

L’une de leurs filles est morte, l’autre dans le coma. Alors que le procès approche, Hui Chun et Chao Ching se rendent dans un village isolé en quête d’un rite de résurrection.

Je dois avouer que la partie avec les mères ne m’intéressait pas du tout au premier abord. Ce qu’ont vécu leurs filles comptait beaucoup plus à mes yeux. Entendre leurs voix au lieu d’être vulgairement enterrées et traitées comme des invisibles, comme si elles avaient également perdu leurs identités en plus de leurs vies. Qu’elles soient actrices de leur propre destin.

Certes, c’était original de ressusciter celui qui les torturait et de lui réserver un traitement tout aussi atroce, déçues par le système judiciaire et remplies de colère qu’elles ne savaient contre qui rediriger.

Mais je ne voulais pas revivre l’expérience du film coréen Ballerina : un tueur perçu comme séduisant (la réalisation qui le glorifie pitié…) et sexualisé par les fans. J’avais la rage, tout avait été effacé, le fait qu’elles s’aimaient (romantiquement parlant), sa version de l’histoire, toutes ces femmes violées et assassinées…

Finalement après trois épisodes, The Resurrected ne fait pas du sensationnalisme avec les victimes et ne rend pas plus attrayant Chang Shih Kai (Fu Meng Po) qu’il ne l’est déjà. Oui on voit comment il a pu embobiner toutes ses victimes mais ça reste bel et bien une ordure qui sait comment semer la zizanie (encore un !).

Ici, on a autant besoin des voix des mères que des enfants pour tirer cette affaire au clair, que la mesure de leurs souffrances soit prise au sérieux.

On plonge donc avec Hsin Yi dans une sorte de Alice in Borderland inversé : remporter les jeux en remplissant leur quota pour pouvoir sortir de cette utopie cauchemardesque. Sauf que Arisu et ses compagnons vont se réveiller après les jeux (s’ils ont gagné) dans la réalité. Pas les prisonniers du Paradise puisqu’ils sont déjà dedans, la mort est le seul sort qui les attend véritablement. Comme quoi, il ne faut pas se réjouir trop vite quand on entend des feux d’artifice…

Wang Hui Chun (Shu Qi) et Chao Ching (Angelica Lee) m’ont émue plus que prévu, leurs émotions étaient d’une justesse incroyable. L’une a une fille dans le coma, l’autre a une fille décédée qui a été une des plus sévèrement torturées; leur avocate a pu récupérer sa fille en vie et traumatisée. 3 femmes, 3 destins différents, 3 manières d’agir. Une folle et spectaculaire quête de revanche presque grisante.

Où il est bien difficile de ne pas être en colère contre les responsables de ces actes odieux et de respirer à travers cette ambiance insoutenable auxquelles peu ont survécu…

Malgré cette atmosphère lourde et certains obstacles, la série arrive à faire un peu d’humour et montrer les femmes aux commandes, les voir reprendre le contrôle fut très plaisant !

Et toutes ces connexions, ces ost qui donnent de ces frissons d’émotions…

C’était brillant, je suis tellement soulagée que le résultat soit une série.


MY SECRET VAMPIRE (8 épisodes) 🇰🇷

disponible sur GagaOOLala

Drama doudou sans trop d’éclaboussures

Ju Wan, Eun Ho, Seon Jae et Gyu Min sont quatre colocataires universitaires qui cherchent un cinquième potentiel individu pour occuper la dernière pièce du dortoir.

Mais leur actuelle inquiétude ne concerne pas le loyer; ce sont des vampires affamés, qui meurent d’envie de goûter le sang frais d’un humain bien vivant !

Et Dong Ha arrive, n’ayant aucune idée de qui il a affaire dans cette maison. Au grand désespoir du quatuor, le jeune homme est plutôt maigre, ils vont donc commencer à le nourrir et à le gâter pour qu’il prenne du poids. Mais ne sont-ils pas en train de s’attacher à leur proie ?

L’idée de nourrir un humain, pour le “manger” dès qu’ils ont une petite faim, me paraissait complètement farfelue et barrée alors après être tombée sur un édit, je l’ai lancé sans hésiter ! 😂

Et j’ai bien ri, c’était mon drama réconfort, mon doudou bizarre, ma bouillotte dans l’océan.

Communication (oui je n’en reviens toujours pas), bon jeu (c’est si naturel), humour sans trop en faire, des dynamiques et des personnages distincts (adaptation d’un webtoon certes mais c’était très plaisant et ça les rendait encore plus attachants). 

Entre Seon Jae qui boit de temps à autre du sang humain (après le sang périmé je comprends, ça a pas l’air d’être la folie), Gyu Min & Eun Ho les deux clowns qui veulent manger Dong Ha mais ont peur d’être accro à son sang, Dong Ha qui fait de son mieux pour s’intégrer au mieux; faire sourire Ju Won et ce dernier qui enchaîne les choix contradictoires, je peux vous dire que je ne me suis pas ennuyée !

Le fait qu’ils s’aiment tant était très cool, c’est vraiment une série pleine d’amour et les voir s’attacher malgré eux à Dong Ha m’a réchauffé le cœur. Ce qui fait que la durée des épisodes était très frustrante, c’est toujours les petits trésors qui pourraient être bien plus développés.

D’abord, on n’a pas pu vivre beaucoup d’aventures avec la bande. Certains dialogues/plans/passés/cauchemars ont été peu exploités (trop déçue pour Ju Won parce que comme Doina dans Vampires, c’est un hybride !) et ça s’est ressenti dans les répliques. Il reste des questions sans réponses, c’est terrible. Peu de moments sanglants d’ailleurs mais le dernier était de loin le plus impressionnant…


THE HATER (court métrage) 🇹🇭

disponible sur Youtube

Le sang n’est pas si différent de la peinture, après tout…

Phapwat, une étoile montante de la peinture, est sur le point d’exposer son travail dans une prestigieuse galerie, quand elle voit sa vie bouleversée par de vieux scandales et de rumeurs fabriquées faisant surface sur internet. Guidée par la rage, elle décide d’opérer une transformation : de peintre à devenir un assassin. Pendant qu’une agente de police déterminée, Phanwa, poursuit sans relâche chacun de ses mouvements.

L’atmosphère étrange et la musique nous plongent directement dans un monde bien sombre, à travers une introduction sinistre qui ne laisse place au doute. 

Non, on ne va pas dessiner des petites fleurs mais plutôt faire couler le sang comme certains mots ayant été aspergés virtuellement à l’intention de Phapwat, notre héroïne artiste. La faucheuse va danser et peindre pour son plus grand plaisir des cercles et des cercles de sang. La joie que cela lui procure est telle qu’elle ne peut attendre de tuer à nouveau, il faut qu’elle crée sans cesse pour arriver à un résultat qualifié de chef d’œuvre.

Je me demandais si l’actrice allait m’impressionner parce qu’au début, c’était un peu brouillon. Et puis, les rouages se mettent en place. La caméra prend elle aussi plaisir à montrer la véritable apparence de l’héroïne, par le biais de son sourire carnassier et en faisant monter la tension avec des plans superposés.

L’interprète de Phapwat a été excellente, elle s’est totalement appropriée le personnage et j’ai beaucoup aimé les choix mis en place.

Tant de qualité, il faudrait une série de ce niveau… Mais je ne vous en dis pas plus.


BORDERLESS FOG (film) 🇮🇩

disponible sur Netflix

Quand les êtres humains et les ombres se confondent…

Accablée par son passé, une policière opiniâtre enquête sur une série de meurtres sordides nimbés de circonstances mystérieuses.

Suite à une erreur de ma part, j’ai dû trouver une autre œuvre en urgence et en regardant mon top, je me suis dit que l’Indonésie avait également son lot d’histoires d’horreurs. Mais toujours pas convaincue, regarder des zombies s’agiter pendant presque deux heures, ce n’est pas ma came.

Et puis, je suis retombée sur Kabut Berduri ou Borderless Fog en anglais (en français, la Frontière des Ombres, j’adore cette traduction). Putri Marino en est l’actrice principale et comme elle m’avait plus que convaincue dans la série Cigarette Girl, il serait bête de ne pas tenter l’aventure.

A l’exception de My Secret Vampire, j’ai choisi, sans vraiment le faire exprès, des héroïnes imparfaites avec des secrets sombres et qui se redécouvrent dans de nouvelles situations qu’elles expérimentent. Dans la Frontière des Ombres, les femmes sont au coeur de l’intrigue, même si on a toujours cette fichue police qui essaie de les faire taire (une enquêtrice, une médecin légiste, des jeunes filles certainement impliquées dans un trafic d’être humains…) et de gagner de l’argent sur leur dos.

Sanja (Putri Marino) a un passé compliqué et même sans le savoir, c’est quelqu’un que j’ai autant apprécié que jugé. Une vie aurait pu être épargnée et j’avoue que celle ci en plus d’une autre bien spécifique ne passe pas pour moi. Dans le même temps, elle est efficace et comprend rapidement la situation, Sanja est sur la bonne piste, malgré le fait qu’on essaye de lui mettre des bâtons dans les roues.

Son duo inattendu avec Thomas (Yoga Pratama), sa perspicacité et son sarcasme ont vraiment été le ciment de ce film. C’est assez lent et ennuyeux par moments, même pas effrayant (une tête a roulé, la routine quoi). Pourtant, j’ai appris plein de choses sur Bornéo et ses populations, si seulement on avait passé plus de temps avec les dayaks au lieu de se prendre la tête avec ces policiers corrompus…

Des petits détails également comme la langue des signes, le peuple dayak oppressé, les femmes et les filles comme fondation de cette histoire et cette fameuse légende, étaient rudement intéressants mais le film se perd avec toutes ces têtes qui tombent. Ce qui m’a fait tenir, c’est l’association de certains plans (qui rendent la vérité difficile mais nous met au pied du mur), de la cinématographie et des musiques, c’était magnifique. Un thriller avec une ambiance unique.


PS : Le 31 octobre sortira le premier épisode de Zomvivor et le 4 novembre, celui du gl Runaway pour la Thaïlande !


J’espère que cette petite sélection vous aura plu et peut-être donné des idées pour vendredi prochain & pour cette fin d’année ! ♡

2 réflexions au sujet de “Top 5 sanguinolent pour Halloween ~”

  1. Coucou Kiddo, merci pour cette sélection qui nous met dans l’ambiance d’halloween !

    Je note pour The resurrected même si ça a l’air très dur comme histoire. Il y a Shu Qi au casting qui est une actrice de cinéma réputée.

    J’aime bien aussi quand tu parles de My secret vampire car moi aussi je voudrais avoir une « bouillotte dans l’océan » haha!

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