Films, Projets/Challenges

Five Films For Freedđź’›m [18 au 29 mars 2026]

Depuis 12 ans, courant milieu Ă  la fin mars, 5 courts mĂ©trages peuvent ĂŞtre vus gratuitement sur les diffĂ©rentes plateformes du British Council Arts (en partenariat  avec le BFI Flare: London LGBTQIA+ Film Festival). Une fĂŞte pour soutenir les diffĂ©rentes communautĂ©s LGBTQIA+ Ă  travers le monde, reprĂ©sentĂ©es par diffĂ©rents pays Ă  chaque fois. Avec, il faut le souligner, une variĂ©tĂ© de langues pour les sous titres notamment le français.

Five Films For Freedom | British Council Arts

Rag Dolls and the power of seeing queer disabled lives on screen | British Council

BANDE ANNONCE

INTERVIEWS


Il est temps de passer Ă  ces 5 films !

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1 – SWEAT (MĂ´ HĂ´i) [DirigĂ© par Edward Nguyen, Vietnam – 15 min]

RĂ©sumĂ© : Ă€ la veille de quitter le Vietnam rural, Hung un travailleur agricole, se prĂ©pare Ă  traverser illĂ©galement la frontière Ă  la recherche d’un refuge Ă  l’Ă©tranger.

Très doux. Très contemplatif. Très éphémère. Mais bien réel. 2 poissons qui ne sont plus que deux, tout le monde est parti. Vont-ils revenir et si oui, vont-ils être oubliés de tous ? Hung, malgré la peur de se jeter dans l’inconnu et de laisser à terre ce qui lui est familier, préfère s’y confronter pour ne plus exister dans cette coquille vide.

Il craint d’être oublié après sa quête de paradis, pourtant sa présence sera toujours ancrée dans les souvenirs, les personnes et les objets restés derrière lui.


2 – I Hate Helen [DirigĂ©e par Katie Lambert, Royaume-Uni – 8 min]

Résumé : Priya déteste Helen. Elle la déteste à la cantine. En sciences. Particulièrement à la piscine. Majoritairement, Priya déteste la façon dont Hélène lui inspire certains sentiments.

Dissonance. C’est le mot qui pourrait qualifier les pensĂ©es et les actions contradictoires de Priya envers Helen. Elle fait tout ce qu’elle peut pour maintenir les apparences devant ses amies (au passage, un des trios les plus cool que j’ai vu au cinĂ©ma !) et se convaincre elle-mĂŞme. 

Se convaincre pour éviter de faire face à son propre désir. Elle la désire si fort qu’elle se persuade que ça ne peut être que de la haine. Après, ces deux sentiments sont très intenses et se ressemblent, c’est compréhensible.

C’est la cacophonie dans sa tĂŞte : ses pensĂ©es rĂ©sonnent, rien n’est clair Ă  l’image des reflets dans la piscine, qu’est ce que ça veut dire ces sourires ou cet air supposĂ© dĂ©goĂ»tĂ© ? Le son fait les montagnes russes et elle ne parvient plus Ă  distinguer oĂą elle se situe, prĂŞte Ă  exploser comme un mĂ©lange chimique en Ă©bullition. Puis enfin, la dĂ©livrance. Helen et Priya se retrouvent sur la mĂŞme frĂ©quence, leurs respirations en symbiose, les yeux rivĂ©s dans les yeux. L’acceptation de cette vague puissante.


3 – THEO [DirigĂ©s par Monica Palazzo et Jo Galvv, BrĂ©sil – 15 min]

RĂ©sumĂ© : BrĂ©sil, 1986. Pendant la Coupe du monde, ThĂ©o, âgĂ© de sept ans, vit sa vie d’Ă©colier tout en dĂ©fiant les attentes de la sociĂ©tĂ© concernant le genre. Entre silence et rĂ©bellion, il commence Ă  inventer sa propre façon d’exister.

L’importance n’est pas de connaître le genre de Théo ou ce qui se cache derrière son silence face aux questions répétitives des autres enfants. A l’image de la Maradona pendant cette Coupe du monde de football, un miracle ou du moins une avancée est bel et bien possible.

Par exemple, Journaliste en portugais brĂ©silien peut ĂŞtre accompagnĂ© d’un dĂ©terminant masculin ou fĂ©minin, c’est l’apogĂ©e du progrès Ă  ce moment prĂ©cis. Alors que le racisme et la discrimination envers les filles, mĂŞme entre elles, bat son plein. Et c’est ce que le film rĂ©ussit Ă  montrer : que ses obstacles peuvent ĂŞtre dĂ©passĂ©s, un simple geste envers l’autre peut tout changer.


4 – Rag Dolls [DirigĂ©e par Amy Adler, Etats-Unis/Mexique – 13 min]

Résumé : Le couple marié, formé de Rosalinda (née avec une spina bifida) et de Diana (qui a une paralysie cérébrale) vivent à Puebla, au Mexique, où le handicap croise la discrimination et la pauvreté.

Un documentaire sur un couple de femmes handicapĂ©es ? J’ai tout de suite pensĂ© au court mĂ©trage japonais « In the Middle« . Des personnages (les actrices sont rĂ©ellement handicapĂ©es dans ITM) mis au centre car elles en sont toujours Ă©cartĂ©es : infrastructures inadaptĂ©es, une histoire racontĂ©e de leur point de vue (sans que ce soit dramatisĂ©) sur leur quotidien parce qu’il est tout aussi intĂ©ressant que celui des valides. L’importance de montrer cette injustice qui les empĂŞchent de prendre des dĂ©cisions sur n’importe quel aspect de leur existence et d’ĂŞtre traitĂ©es comme tout le monde.

Mais Rag Dolls va encore plus loin : qu’est ce ça signifie d’ĂŞtre une femme queer-racisĂ©e-handicapĂ©e dans la sociĂ©tĂ© mexicaine, l’absence de privilèges qui en dĂ©coule, l’homophobie, l’intersectionnalitĂ©, la pauvretĂ©, l’endurance et la tĂ©nacitĂ© des concernĂ©es… Tout en montrant l’amour qui les porte toutes les deux.


5 – Room 206 [DirigĂ©e par Laurie Bisceglia, France – 17 min]

RĂ©sumĂ© : Après avoir subi une opĂ©ration d’affirmation de genre, Claire ne se soucie dĂ©sormais plus de ce que les autres pensent.

“Je vais vers la vie.”

Pour ce documentaire, il était aussi difficile de ne pas pleurer, non pas parce que j’étais inquiète de ce choix mais à quel point, iel rayonnait en en parlant ! Tellement sensé et naturel, iel ne sait pas quel sera le prochain chapitre mais c’est lui qui l’écrira comme cette opération parce que c’est SON corps. Un nouveau corps qui marque le début d’une nouvelle histoire. Je suis rassurée que tout se soit bien passé et qu’iel ait bénéficié d’un tel soutien. Et je lui souhaite des glaces à volonté pour le restant de sa nouvelle vie !


J’espère que ce petit article vous aura plu ou rendu curieux, Ă  plus pour des aventures dramatesques !

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