Lundi Asadora

Projet Asadora : Come Come Everybody [Semaine 1]

Explications du projet juste ici ~

Concept « Sunny »

C’est donc avec Come Come Everybody que je vais ouvrir le bal pour le projet asadora ~ J’avais très peur que ce dernier ne me plaise pas mais au final, j’ai dévoré les cinq premiers épisodes ! Cependant, je dois vous prévenir que pour le moment, seul le premier arc avec Yasuko (interprétée par Kamishiraishi Mone) sera traduit… Mais le coup de cœur a été tel que je ne pouvais me résoudre à l’abandonner ❤.

Avant de commencer cette chouette première semaine, je voulais vous présenter les trois arcs de cette histoire, pour introduire les trois héroïnes (première fois que cela arrive dans un asadora!) et le contexte dans lequel elles vont évoluer.

Kawaei Rina (Hinata) tout en haut en converses, Kamishiraishi Mone (Yasuko) au milieu assise et Fukatsu Eri (Rui) en rose.

Okayama (1925) : La première héroïne, Tachibana Yasuko (Kamishiraishi Mone), naît en même temps que le lancement des émissions de radios au Japon. Son histoire sera placée sous le thème des wagashi (pâtisseries traditionnelles japonaises) et du baseball.

Osaka (1955) : Kijima Rui (Fukatsu Eri), sa fille, qui a toujours détesté ses parents au même titre que l’anglais, va trouver sa voie grâce au jazz.

Kyoto (1965 à nos jours) : Hinata (Kawaei Rina), fille de Rui et petite fille de Yasuko, fan de récits historiques, arrivera également à s’intégrer par le biais de cours d’anglais à la radio.

Carte très laide et illisible, ne me remerciez pas 😎

3 générations de femmes liées par les cours d’anglais à la radio, qui devront parvenir à trouver leur place dans ce monde et surmonter les obstacles les attendant.

Poster pour l’arc de Yasuko

Le drama est porté par six réalisateurs à savoir : Adachi Mojiri (il a travaillé sur d’autres asadoras comme Hanako to Anne, Beppin-san et Manpuku), Hashizume Shinichiro (Welkame, Hanako to Anne et Hanbun Aoi), Fukagawa Takashi, Futami Daisuke, Izunami Takamasa et Matsuoka Kazushi.

Pour l’écriture, Fujimoto Yuki une scénariste expérimentée et récompensée pour le drama historique Chikaemon; malheureusement, je la connais seulement pour Hana Yori Dango. Elle a également écrit l’asadora Chiritotechin et le taiga Taira no Kiyomori. Dommage que ce ne soit pas une réalisatrice qui travaille avec elle, j’aurai bien aimé découvrir la vision d’un duo féminin, surtout avec nos trois héroïnes.

A la narration, ce n’est pas un membre de la famille comme on peut avoir dans certains asadoras (exemple : la mère décédée de l’héroïne dans Junjo Kirari) mais une personne extérieure à l’histoire (ou dont on ne connaît pas encore l’identité). Pour cet asadora, ce sera l’acteur Shirota Yu.

Après ces brèves présentations, je vous laisse découvrir Come Come Everybody avec notre première héroïne, Yasuko! 🎉

~ Episode 1 ~

Presque un siècle avant nous, une petite fille est venue au monde en même temps que les émissions de radio. En effet, le 22 mars 1925, c’est le commencement de la diffusion de programmes, avec la mise en place de trois stations basées à Tokyo, Osaka et Nagoya. 

La NHK, en se basant sur le modèle de la BBC, va émettre plusieurs programmes (le premier a été consacré à Beethoven). Le signal d’intervalle (ou l’indicatif) entendu avant le début d’un programme pour la station de Tokyo sera “JOAK”.

La petite fille, elle, portera le nom de Yasuko (peut aussi se lire « anko ») et évoluera dans une famille de confiseurs, faisant des wagashi. Ce sont des pâtisseries japonaises traditionnelles très appréciées et ça se comprend quand on les voit à l’écran, j’en avais l’eau à la bouche. 

Quand un des apprentis remue les haricots azuki (une fois qu’ils sont préparés, cela donne lieu à une pâte nommée anko et elle sert de garniture pour bon nombre de ces pâtisseries comme les anpan, dorayaki, taiyaki, daifuku…), j’ai souri en pensant au drama Watashitachi wa douka shiteiru. Dans ce dernier, on sentait leur passion et leur respect pour ce métier, leur “amour” pour ces pâtisseries et je trouve que c’est encore plus fort dans Come Come Everybody

Ce que j’aime beaucoup également, c’est qu’on commence la journée par la préparation de ces délices, dans une ambiance très chaleureuse à laquelle nous sommes conviés.

Et le matin, il n’y évidemment pas que les hommes qui sont levés… (la fabrication de wagashi était un milieu exclusivement réservé aux hommes mais je sais qu’un autre asadora avec Takeuchi Yuko a justement placé ce métier au centre de son histoire; malheureusement il n’est pas traduit).

Notre première héroïne, dont la naissance va lancer le début de cette histoire familiale sur 100 ans, fait son apparition de manière très rigolote.

On voit une petite main essayer de chiper un ohagi (boule de riz enrobé de pâte de haricots azuki, ils peuvent être également enveloppés dans de la farine de soja ou du sésame), mais la gourmande est très vite arrêtée par son père, Tachibana Kinta (Komoto Masahiro). Son grand-père Tachibana Kinetaro (Owada Shinya), complètement gaga de ses petits enfants, va lui en donner un à manger. Encore une fois, la nourriture est un bon moyen pour exprimer son affection et transmettre un savoir faire/patrimoine ainsi que des souvenirs.

Yasuko (Amimoto Ibuki), âgée environ de 8 ans et allant à l’équivalent du Ce2 à l’école primaire, est un rayon de soleil s’entendant à merveille avec toute sa famille. 

On la voit jouer avec son grand frère Tachibana Santa (Hamada Gaku) en lui faisant goûter de faux ohagi, plaisanter avec sa mère Tachibana Koshizu (Nishida Naomi) et sa grand-mère, Tachibana Hisa (Washio Machiko). 

Famille Tachibana

[Avant de partir à l’école, elle part chercher sa meilleure amie Mizuta Kinu au magasin de tofu, où travaillent les parents de cette dernière.]

Mais ce n’est pas leur seul rayon de soleil dans leur vie : Yasuko va faire sa rencontre en partant faire des courses dans un magasin (variety store en anglais). Le propriétaire écoute un programme à la radio et la petite fille est complètement fascinée par cet objet.

Et pour cause, il n’y a pas de radio chez elle, c’est trop onéreux pour sa famille. Pourtant, ça fait rêver les apprentis, le père, le frère et la petite dernière.

On les retrouve le soir, en train de manger tous ensemble (le travail avec la lumière 🤩) et essayer tant bien que mal de convaincre le grand-père pour en acheter une. 

Tout le monde use de ses meilleurs arguments, même si la mère et la grand-mère trouvent que c’est cher, et la grand-mère fait un jeu de mot avec le nom d’un personnage, la réaction du père m’a tué 😂.

Un asadora chaleureux donc mais aussi très comique : Santa, le grand-frère va faire croire que le grand-père a finalement accepté d’acheter une radio (en réalité, volée au fameux magasin où Yasuko fait les courses). Tout le monde est glué à la radio en écoutant les prédictions météorologiques, ils sont ravis.

Le grand-père remarquera avec son fils que la famille et les artisans avaient la même expression quand ils mangeaient des wagashi, un grand sourire. (Mon cœur a fondu à ce moment là… 😔).

Quand Yasuko revient de l’école, elle est triste parce qu’elle pense qu’il n’y aura pas de radio… mais en arrivant, elle entend un air familier et se précipite dans l’atelier.

Tout le monde travaille en musique grâce à la radio et avec le chant de Yasuko, leurs sourires et la lumière, nous sommes également invités à être heureux (non je ne suis pas du tout émue, bon d’accord, ma gorge s’est serrée 😭).

En parlant de musique, le générique d’introduction (sous titres en anglais, c’est magnifique) m’a sacrément donné envie de pleurer et en même temps de chanter à tue tête, je crois que ça représente bien cet asadora : nous faire souffrir, donner de l’espoir et de mettre du soleil dans nos cœurs.

~ Episode 2 ~

Les oiseaux chantent, Yasuko sourit et l’odeur des haricots azuki imprègne les murs de la maison… Oui, c’est bien le matin! 

La fillette profite que les apprentis et son grand-père aient le dos tourné pour sentir les effluves très appétissantes des haricots, alors que Santa se retient de ne pas s’endormir. La différence est flagrante entre les deux en ce qui concerne la passion des wagashi.

En effet, Santa n’est pas très motivé pour reprendre l’entreprise familiale : ses wagashi ne sont pas très réussis, il passe son temps à s’échapper (cocasse quand son père le rattrape), a une forte tendance à répondre (quand son père et grand-père se disputent à cause de lui, je ricanais, les acteurs sont très bons)…

Pendant que Santa est de nouveau parti, la mère et la grand-mère se moquent gentiment de lui, une famille de clowns je vous dis 🤭.

Yasuko évoque le souhait de pouvoir, elle aussi, faire des wagashi comme son père et son grand-père. Mais les deux femmes l’arrêtent en lui expliquant qu’elle n’a pas besoin d’aller aussi loin, car c’est une fille.

Ne comprenant pas vraiment la situation, elle demande à sa meilleure amie Kinu, qui venait lui acheter des ankoro mochi (mochi enveloppé dans de la confiture de haricots azuki sucrés), si elle deviendra quelqu’un qui fera du tofu plus tard. Kinu lui répond qu’elle sera plutôt propriétaire d’un magasin de tofu, en clair, l’épouse de celui qui cuisinera.

Elle ajoute des propos que je trouve douloureux surtout pour des petites filles : “Since we are girls, we’re the lowest ones, right ?” et Yasuko confirme. 

Deux fillettes de 8 ans qui sont déjà au courant qu’elles ne pourront être que des épouses, sans avoir le droit de nourrir quelque ambition pour fabriquer ces plats délicieux.

Elles savent aussi que leur famille ‘’complote” pour que les filles se trouvent un mari, qui héritera du magasin familial. Ce qui implique, comme le dit bien Kinu, qu’elle devra absolument avoir un mari (c’est un enfant unique) pour transmettre le patrimoine de sa famille. 

En revanche, comme elle a Santa, Yasuko pourra être l’épouse de la personne qu’elle aime.

Suite à cette discussion, Kijima Isamu (présent dans le premier épisode, il se moque de Yasuko en l’appelant Anko) achète plusieurs wagashi pour son équipe. Ce mordu de baseball, très bruyant, en pince pour Yasuko et essaie à sa façon de l’impressionner. Malheureusement, ce n’est pas très efficace…

Plus tard, Yasuko remonte faire ses devoirs (enfin, c’est ce que j’imaginais en la voyant à son bureau) et son frère vient la distraire en faisant danser deux ohagi avec des bâtons (inspiration de la danse des petits pains de Chaplin).

Leur père vient arrêter cette joyeuse scène, Santa lui annonce alors qu’il souhaite être danseur.

La famille se réunit et même si c’est censé être ‘’une réunion de crise’’, j’avais dû mal à ne pas rire 😂. Santa affirme son désir de danser après avoir vu ce film avec Chaplin, qui l’a touché.

Il voudrait apprendre à danser à l’occidentale et devenir un danseur. Mais son grand-père lui répond que danseur est un métier féminin.

On en revient au débat matinal concernant le futur de Yasuko (et des filles en général) : les métiers ont un genre et braver les traditions mises en place semble relever de l’impossible. 

Je sais bien qu’il est inutile de s’agacer de ces pratiques mais les wagashi ne vont pas être ratés ou immangeables si une femme est en cuisine. Surtout quand c’est leur raison de vivre! 

Forcer Santa alors qu’il ne se sent pas heureux dans cette profession est, en revanche, une très mauvaise idée. Comme le dit Yasuko, comment pourrait-il faire des wagashi appétissants s’il n’est pas heureux? 

J’ai pleuré à la fin de cette phrase parce que c’est très touchant, puis encore plus quand Santa s’est mis à danser pour amuser sa sœur, accompagné par une musique triste et un doux rayon de soleil en fin d’après midi. Voilà ce qui le rend heureux et lui met du soleil dans le cœur.

 

Il part finalement à Osaka pour réaliser son rêve et c’est tout ce que je lui souhaite à ce formidable grand-frère, malgré les sombres évènements qui finiront par arriver…

Après quelques années, le grand-père va laisser sa place au père et ce sera à lui de former les apprentis. Nous sommes désormais en 1939 et Yasuko a 14 ans, Kamishiraishi Mone fait son entrée!

Son sourire, je vais m’évanouir, trop de bonheur 🤧

~ Episode 3 ~

Un après-midi dans une ruelle commerciale d’Okayama baignée de soleil et qui voilà?

Yasuko!

Étant diplômée (j’ai malheureusement l’impression qu’elle n’a pas pu aller au collège), elle aide son père avec les livraisons et s’occupe également de vendre les wagashi au comptoir. Ce jour-là, elle vient apporter une mystérieuse boîte dans un magasin (celui où Santa avait volé la radio), pour le petit garçon (Kichiemon) du couple qui l’occupe.

La boîte contient des kashiwa mochi, un gâteau de riz gluant (faites attention à ne pas vous étouffer!) avec pour garniture, de la purée de haricots azuki sucrée et enroulé dans une feuille de chêne. Une pâtisserie dégustée pour la journée des enfants, Kodomo no hi, le 5 mai.

En revenant chez elle, Yasuko trouve Kinu (Ono Karin) surveillant le magasin et lisant un magazine de mode. Elles admirent avec envie les coiffures et Kinu suggère à Yasuko d’essayer de faire une permanente (j’ai essayé de l’imaginer avec mais je n’y arrive pas 😂).

C’est un moment qui montre que Yasuko a grandi et qu’elle a de nouveaux centres d’intérêts (j’en parle comme si c’était mon enfant wtf je suis émue), même si elle aime toujours autant les pâtisseries. Petit moment appréciable également parce qu’elle le vit avec Kinu et que j’adore leur amitié.

D’autres scènes de vie avec sa famille me touchent parce qu’ils sont à table tous ensemble, en train d’écouter des programmes comiques à la radio, dans une ambiance rassurante.

Mais la radio n’annonce pas toujours des bonnes nouvelles. Durant la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), dans la nuit du 11 mai, l’armée du Mandchoukouo a tiré sur des soldats mongoles ayant franchi la frontière. 

C’est un fait réel : la bataille de Khalkhin Gol (ou incident de Nomonhan) a duré du 11 mai au 16 septembre 1939, entre l’Union Soviétique et l’Empire du Japon. Cet incident va devenir une véritable guerre et se passer sur trois périodes. La première se déroule en mai et débouche sur une défaite japonaise. [Je parlerai peut-être des deux autres périodes si elles sont évoquées, je l’espère en tout cas].

En 1939 également, tout ce qui a trait à la culture occidentale était interdit comme les permanentes, des mots provenant de l’anglais, le jazz, les salles de danse, le baseball (des thèmes importants dans cet asadora)… Mais comme Yasuko, c’est quelque chose que j’ai dû mal à comprendre : à part les permanentes, tout le reste est encore autorisé jusqu’au cinquième épisode. 

Par exemple, elle rencontre sur le chemin Isamu qui court pour son entraînement de baseball, il s’exclame qu’ils arriveront jusqu’au Kōshien (Championnat national de baseball collège à l’époque)! C’est le rêve de tous ces jeunes et Isamu espère y parvenir depuis qu’il est enfant.

Pour ce qui est de Yasuko, elle n’a pas d’autres aspirations que de vivre dans cette ville qu’elle aime, avec son entourage et ces pâtisseries.

Mais par une chaude journée d’été, un beau jeune homme arrive dans le magasin pour choisir des wagashi et c’est Yasuko qui est au comptoir… (J’ai souvent fangirl en voyant des jolies filles et des beaux garçons mais là, les deux ensemble?! A l’aide 😳).

Le jeune homme revient voir sa famille pendant l’été mais il a oublié de ramener des cadeaux. Yasuko lui conseille en premier des warabi mochi puis se ravise en lui conseillant leurs fameux ohagi. Elle lui explique avec un grand enthousiasme que leur anko est une merveille et qu’elle ne s’en est jamais lassée. Il paraît amusé et la regarde avec un grand sourire, il décide donc d’en prendre vingt (quel homme).

[Parenthèse culinaire : ce dernier pensait que le nom de l’ohagi à cette saison était plutôt botamochi. En effet, au printemps, on les appelle botamochi et en automne, ohagi. La différence réside dans la texture pour l’anko. En ce qui concerne le magasin des parents de Yasuko, ils ont visiblement fait le choix de les nommer « ohagi » toute l’année.]

Après son départ, Yasuko arbore elle aussi un grand sourire et j’avais des crampes aux joues à force de repasser ce passage.

Alors qu’ils écoutent les résultats du Kōshien à la radio, dont la popularité a explosé (une dans l’atelier et une dans le salon), Yasuko va effectuer une livraison pour la famille Kijima. Et devinez qui va lui ouvrir? Le beau jeune homme en chair et en os!

C’est la passion pour le baseball et la popularité de la radio qui ont rendu possible cette rencontre car personne dans les deux familles ne voulait se décoller de cette dernière 🤭.


On découvre également que le jeune homme n’est autre que le grand frère de Isamu, Kijima Minoru (Matsumura Hokuto). A ce moment, deux américains (ou anglais mais je penche plus pour les Etats-Unis vu l’histoire) demandent où se situe l’arrêt de bus et Minoru leur répond dans un bon anglais (c’est ma deuxième langue mais je pouvais comprendre sans les sous-titres). Il explique à Yasuko qu’il est capable de parler un peu en anglais et lui dit d’allumer la radio à 6h30. C’est ainsi que Yasuko va découvrir les leçons d’anglais et peut être un nouveau rêve, qui sait…

~ Episode 4 ~

Le réveil avec sa sonnerie stridente fait émerger Yasuko, qui, manquant de se rendormir, court telle une fusée vers la radio. Elle salue rapidement sa grand-mère et sa mère, sans même se rendre à l’atelier. La mère, en voyant Yasuko se précipiter sur un cahier pour suivre la leçon d’anglais, se demande pourquoi sa fille est aussi enthousiaste (😉😉😉). Et la grand-mère lui répond qu’ à 14 ans, il est normal pour elle de se passionner pour un sujet (Et quel sujet! Plus sérieusement, je veux être amie avec la grand-mère).

Yasuko écrit frénétiquement tout ce qu’elle comprend en japonais (c’est une situation différente et la jeune fille débute mais j’ai pensé à Youyi de Couple of Mirrors avec l’anglais), néanmoins, on peut voir que c’est difficile pour elle et certains sons l’induisent en erreur.

Après le générique, on retrouve Minoru, qui écoute justement cette leçon (la lumière est magnifique dans sa chambre!) en prenant des notes. Avec son frère, il vient aussi prendre le petit déjeuner en compagnie de leurs parents que l’on voit pour la première fois.

Pour fêter le retour de Minoru, une soupe miso avec des palourdes (une des variantes de ce bouillon) a été cuisinée pour lui, c’est d’ailleurs un de ses plats préférés. Ça m’a réchauffé le cœur de voir ces petites attentions mais je n’ai pas ressenti la même chaleur que dans le foyer familial de Yasuko.

[Ce qui explique peut-être pourquoi j’ai dû mal avec le jeu de la mère, interprétée par YOU et celui du frère, par Murakami Nijiro].

Minoru informe son père qu’il a rejoint le club de commerce et de management dans la recherche industrielle (très pointu mais je l’ai mal traduit), il le félicite en appuyant sur le fait que ça lui sera bien utile. Le jeune acquiesce en lui parlant du fait que plusieurs aînés de son club se sont rendus aux Etats-Unis, pour monter une exposition et présenter des vêtements japonais, le projet a connu un succès important.

[Pour ce cas précis, je ne peux pas affirmer si c’est vraiment arrivé car j’ai dû mal à trouver des preuves. En revanche, j’ai pensé aux Expositions universelles. Ce sont des vagues suppositions mais comme nous sommes déjà en 1939, peut-être était-ce celle de 1933 à Chicago? Je vais tâcher de me renseigner plus en détail.]

Le père trouve cette idée très intéressante et formule le souhait, presque en plaisantant, qu’il souhaiterait le même destin pour l’entreprise familiale. En effet, le grand-père de Minoru a fondé cette compagnie de textiles, en commençant par des tabi, puis l’enseigne est devenue responsable des uniformes des élèves. (Je ne crois pas qu’il y ait eu un asadora spécialisé sur les uniformes mais c’est un sujet qui le mériterait!).

La famille reçoit désormais des commandes de la part de l’armée (funeste présage…), pour produire leurs uniformes.

Retour sur Yasuko (cette scène est une pépite à elle toute seule 🤭) : elle reprise un yukata (enfin elle s’occupe des coutures de ce dernier mais je serais incapable de vous l’expliquer, je suis inculte dans ce joli domaine), en écoutant la radio avec ses grands-parents.

Sa mère lui demande si elle peut effectuer une livraison mais la jeune fille est occupée. Yasuko se tourne alors vers sa grand-mère qui fait mine de ne pas l’avoir vue (ça vient d’elle les gênes de clown, c’est certain)

Le clown en question

alors la mère décide d’y aller. Le grand-père demande pour qui est cette livraison et… c’est pour la famille de Minoru! 

La réaction de Yasuko vaut de l’or 😂. Elle s’exclame qu’elle ira leur porter les pâtisseries et dans sa précipitation, son yukata s’accroche à sa robe (j’aime beaucoup ses robes, elles lui vont parfaitement bien!). La jeune fille court se changer et se dépêcher pour effectuer la livraison chez les Kijima.

Elle trottine avec ses geta (ce sont des chaussures traditionnelles faites à partir de bois, j’ai toujours peur qu’elle tombe avec) en poussant son vélo avec entrain et manifeste sa présence devant la demeure des Kijima. Le cœur battant et essoufflée, elle espère revoir Minoru. Mais malheureusement, c’est une domestique qui ouvre la porte et prend les pâtisseries.

Yasuko repart déçue (on dirait la même moue que pour la fin de l’épisode 1, quand elle est triste pour la radio) et en marchant en ville, elle décide de s’arrêter dans une librairie. 

Elle regarde un peu partout comme si elle cherchait désespérément quelque chose ou quelqu’un… Yasuko finit par pousser légèrement un garçon qui n’est autre que Minoru.

Elle s’empresse de lui dire qu’elle a écouté les leçons d’anglais et que c’est très chantant comme langue, une très jolie mélodie. Comme si justement elle écoutait de la musique. (C’est devenu un de ses petits bonheurs comme la danse avec son grand-frère et je trouve ça très beau de voir comment son rêve s’est formé et va évoluer).

Mais la jeune fille lui confie également que l’anglais lui paraît difficile et demande à Minoru si un des mots qu’elle a noté est bien anglais. Il l’a corrige en lui expliquant le sens de ce dernier. Puis lui tend un manuel avec le texte du programme pour l’aider en même temps qu’elle écoute la radio. (Minoru best boy!).

Inutile d’ajouter que ces deux là se sourient beaucoup (aussi radieux que les rayons de soleil, je suis aveuglée par tant d’éclat, à l’aide) et que j’ai de plus en plus de crampes aux joues 😁.

Ils décident ensuite de repartir chacun de leur côté quand Minoru se rend compte que Yasuko ne monte pas sur son vélo. Car oui, la jeune fille ne sait pas en faire et elle est assez gênée pour l’avouer. Il lui propose de lui apprendre et elle accepte avec plaisir. (Tu m’étonnes 😏).

J’aime beaucoup la scène du vélo car comme avec l’anglais, c’est un autre apprentissage dans lequel il l’a pousse et l’encourage à se dépasser, à croire en elle, à trouver sa voie. 

C’est effrayant au début parce qu’elle a peur de tomber et pense que sans lui, elle échouera.

Mais malgré les difficultés, Yasuko continue de persévérer.

Le duo fait ensuite une pause bien méritée (je sentais de mon ordinateur la chaleur de l’été japonais, c’est dire) dans un café nommé Dippermouth Blues. (Dippermouth est un des surnoms de Louis Armstrong).

La décoration et la lumière subliment ce lieu chaleureux, un véritable cocon (j’ai de nouveau pensé à Couple of Mirrors parce c’est situé à la même période). Sans parler de la musique qui donnait très envie de plonger dans cet univers.

Autour d’un café (c’est la première fois que Yasuko en boit un), Minoru lui explique qu’il a choisi d’apprendre l’anglais pour pouvoir être en mesure de négocier avec les Etats-Unis, pour tout ce qui concerne les produits de sa famille.

Ils profitent ensuite de leur café et mon coeur a fondu comme le sucre dans cette boisson, c’est mignon quand ils se parlent en anglais et apprennent à se connaître.

Minoru demande à Yasuko si elle aussi a un rêve. Comme elle ne sait pas trop, elle répond qu’elle souhaiterait être capable de faire du vélo. A ce moment précis, le propriétaire du café (Master), lance sur le tourne disque une des chansons de Louis Armstrong, musicien de jazz (chanteur, trompettiste et compositeur afro-américain). C’est son prénom qui donnera le nom de leur fille, la deuxième héroïne à savoir Rui (Louis sonne comme Rui en japonais). 

La chanson s’appelle “On the Sunny Side of the Street” (composée en 1930) et donnera également le nom de leur petite fille, la troisième héroïne, Hinata. En japonais, le titre signifie : “Hinata no michi wo”.

Une chanson qui va doucement faire fleurir un rêve dans le cœur de Yasuko ❤ …

~ Episode 5 ~

Je suis perdue face à la scène d’introduction : Tanbara, un des travailleurs du magasin des Tachibana (les parents de Yasuko), se rend chez les parents de Kinu (meilleure amie de Yasuko) qui tiennent le magasin de tofu. La mère lui remet une boule préparée à l’avance et on dirait qu’il s’en sert pour nettoyer le comptoir avec son chiffon. Je…je…j’ai besoin d’être éclairée, je ne comprends pas trop 🤔.

Suite à cette scène qui m’a interpellée, le personnage en question voit Yasuko accourir vers le salon et il la salue en lui faisant remarquer qu’elle se lève plus tôt ces derniers temps.

La jeune fille ne peut s’empêcher de sourire en haussant les épaules (son clin d’œil, j’ai mouru).

Elle s’empresse d’aller vers la radio (comme son frère, elle court en permanence 🤭) pour annoter en japonais chaque phrase anglaise. C’est officiellement devenu sa routine quotidienne, à 6h30 tous les matins. 

Autre habitude que Yasuko a vite adoptée : rejoindre Minoru près de la rivière Asahi pour apprendre à faire du vélo, parler des leçons d’anglais et se dévorer un peu (beaucoup) du regard. Ce jour-là, il lui donne un vieux dictionnaire d’anglais que le jeune homme utilise au collège et Yasuko est ravie, elle a très envie de progresser. Le duo poursuit ensuite l’apprentissage du vélo (toujours un peu compliqué) et rentrent au magasin de wagashi.

Ils y retrouvent Kinu, chargée de surveiller le magasin, lisant un magazine de mode. Yasuko s’excuse d’être en retard et Minoru la suit de près car il voulait acheter de nouveau des wagashi. Kinu est littéralement sous le choc en le voyant, comme si une présence divine avait fait son apparition devant elle 😂. Yasuko les présente l’un à l’autre et Kinu comprend vite qu’il y a plus qu’une histoire de vélo (ses ‘“Ehhh” m’ont achevé, c’était exactement ma réaction).

Yasuko offre un ohagi à Minoru pour le remercier et en le dégustant, il s’exclame que c’est délicieux. La jeune fille dit alors quelque chose que j’ai encore trouvé très beau (même si c’est plutôt simple) : elle aime de tout son cœur leurs pâtisseries mais encore plus les visages de ceux qui les mangent. Peu importe leur état, les clients finissent toujours par sourire et se sentir mieux, leur visage s’illumine. 

Et à ce moment là que Kinu décide de mettre son plan à exécution (action réaction) : faire croire à Yasuko qu’elle est occupée le jour du festival estival. Minoru va donc lui proposer qu’ils y aillent ensemble, si Yasuko est d’accord.

Meilleure réaction 😂

Première membre du ship Yasuko x Minoru

Le jour du festival arrive et ils sont ensemble, tous les deux vêtus d’un yukata. Chaque plan avec ce duo est toujours un enchantement (quand ils font du vélo, au café…) et l’évènement du festival ne déroge pas à la règle. Voir le travail effectué avec la lumière combinée avec leurs sourires, c’est une réalisation qui, décidément, met rudement bien en valeur leurs moments passés ensemble.

Mais parfois, les beaux sourires peuvent être gâchés par des sentiments qui le sont beaucoup moins.

S’étant aperçu que Yasuko avait perdu un bijou (ou ornement pour les cheveux), Minoru s’empresse d’essayer de le retrouver. Pendant qu’elle l’attend, Isamu débarque derrière elle et très jaloux, il lui assène que son frère sera le président de l’entreprise familiale. Il lui demande si elle croit vraiment qu’en tant que fille d’un magasin de wagashi, elle sera adaptée à un garçon tel que Minoru?

Et il s’en va, tremblant, laissant le cœur et le petit rêve de la jeune fille, anéantis.

Minoru revient sans s’apercevoir que Yasuko est sous le choc et lui remet délicatement son bijou dans ses cheveux. Elle se reprend en essayant d’esquisser un faible sourire et le remercie pour tout ce qui s’est passé cet été. Minoru ne comprend pas sa réaction et lui dit qu’elle ne sait pas encore faire du vélo. Elle lui rétorque qu’elle met fin à l’apprentissage du vélo mais sous-entend également leur amitié, les leçons d’anglais et son rêve naissant. 

Yasuko s’enfuit en pleurant, laissant Minoru seul…

Il va pourtant être difficile de tout oublier : même si elle n’a pas mis d’alarme à 6h30, elle est tout de même réveillée par habitude. Elle pleure sans pouvoir s’arrêter durant la leçon d’anglais. Sa mère veut aller la réconforter mais la grand-mère répète de nouveau qu’elle a 14 ans, “There are things that would make her want to cry”

Comme Yasuko, Minoru s’est habitué à sa présence, le bruit de la sonnette le ramène aux souvenirs qu’il a avec elle. Il se sont tous les deux apprivoisés et ils souffrent de l’absence de l’autre. 

L’été aurait pu se terminer sans que notre duo se revoit mais un petit bonheur n’est jamais très loin. Isamu (le jaloux qui a failli tout gâcher) vient au magasin acheter un daifuku et s’excuse pour ses propos blessants. Puis, entre deux bouchées, il lui annonce que Minoru repartira à Osaka le lendemain matin, par le premier train. (Agaçant et maladroit jusqu’au bout).

Le lendemain, Yasuko essaie tant bien que mal de se concentrer sur la leçon, en répétant ce qui a été vu pendant un mois. Mais une phrase en particulier la renvoie au moment où Minoru l’aide à la librairie. Elle pose brusquement son cahier sur la table et se précipite dehors. Yasuko allait partir à pieds mais elle veut être capable de le rejoindre à vélo, de surmonter cet obstacle et de mettre en application tout ce qu’il lui a enseigné.

Malgré une chute et une conduite hésitante, elle arrive à la gare à temps et s’écroule aux pieds de Minoru, qui l’a rattrape. 

Et la scène de fin était aussi bien interprétée que réalisée, j’avais la main sur la bouche, émue…

Yasuko, les larmes aux yeux, presque suppliants : May I write a letter to you?

Regard intense de Minoru (monsieur, il y a des gens qui sont morts pour moins que ça).

Minoru : Of course. I will write to you. 

.

.

.

.

.

.

.

Et c’est ainsi que se termine la première semaine! J’espère que cela vous aura plu (enfin si vous avez survécu jusqu’à la fin 😭) et à lundi prochain 😊.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s